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Énergie et croissance : La BAD prête au Niger

Le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Sidi Ould Tah (à droite), et le Premier ministre du Niger, Ali Lamine Mahamane Zeine, lors de la signature, au siège de l’institution à Abidjan, l'accord de financement destiné à améliorer l’accès à l’énergie et la compétitivité du secteur privé au Niger.
Le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Sidi Ould Tah (à droite), et le Premier ministre du Niger, Ali Lamine Mahamane Zeine, lors de la signature, au siège de l’institution à Abidjan, l'accord de financement destiné à améliorer l’accès à l’énergie et la compétitivité du secteur privé au Niger.
07/10/2025 à 09:36 , Mis à jour le 07/10/2025

Le Niger et la Banque africaine de développement (BAD) viennent de signer un accord de financement portant sur un montant de 144,7 millions de dollars destiné à renforcer la résilience économique du pays du Sahel et à améliorer l’accès à l’énergie et la compétitivité du secteur privé.

Cet appui budgétaire accordé par le Fonds africain de développement, le guichet concessionnel du Groupe de la Banque, permettra aux autorités nigériennes de mettre en œuvre la « phase 1 » du Programme d’appui à la gouvernance du secteur de l’énergie et à la compétitivité (PAGSEC).

Ce programme permettra de lever les principales contraintes qui affectent la compétitivité de l’économie, en particulier l’accès à l’énergie, afin de consolider la reprise économique, tout en contribuant au renforcement de la gouvernance financière ainsi que la transparence, avec un accent particulier sur les facteurs de résilience, indique un communiqué de la BAD.

L’appui de l’institution financière panafricaine vise des objectifs énergétiques ambitieux, avec le développement des capacités d’énergie renouvelable et la viabilité financière du secteur, fait valoir la BAD, précisant qu’il contribuera à augmenter l’accès national à l’électricité de 22,5 % à 30 % d’ici à 2026, tout en stimulant la contribution de l’industrie manufacturière au PIB de 2,5 % à 3,8 %.

Le programme établira aussi des mécanismes de coordination de haut niveau et mettra à jour les politiques énergétiques nationales pour créer un environnement favorable à la participation privée dans les développements de mini réseaux cruciaux pour l’électrification rurale.

Au-delà du secteur énergétique, le programme permettra de renforcer les systèmes de gestion des finances publiques, en particulier la mobilisation des recettes fiscales et le système de contrôle, selon la BAD.

Cette initiative, poursuit la BAD, soutiendra par ailleurs l’apurement des arriérés intérieurs, le dialogue entre les secteurs public et privé et l’adoption d’une politique industrielle et commerciale en faveur d’un soutien accru au secteur privé nigérien, notant qu’elle met également l’accent sur l’inclusion sociale, avec des mesures spécifiques pour soutenir les personnes déplacées internes, les femmes et les jeunes.