Au terme d’une demi-finale d’une rare intensité face au Nigeria, le Maroc a validé son billet pour la finale de la CAN 2025 aux tirs au but (4-2). Plus qu’une victoire sportive, cette qualification consacre un groupe soudé, combatif et athlétiquement supérieur, porté par un esprit de famille désormais solidement ancré.
Le Maroc a franchi le cap le plus décisif de sa CAN, mercredi soir à Rabat. Dans un Stade Prince Moulay Abdellah archicomble et survolté, les Lions de l’Atlas ont fait plier le Nigeria après un match nul (0-0) à l’issue du temps réglementaire et des prolongations, avant de s’imposer aux tirs au but. Une qualification historique, la première en finale depuis vingt-deux ans, acquise au forceps mais avec une maîtrise collective remarquable.
Face à une sélection nigériane réputée pour sa puissance et son expérience continentale, les hommes de Walid Regragui ont opposé un bloc uni, fort athlétique, discipliné et solidaire. Acculés, les Super Eagles ont été progressivement étouffés par l’intensité marocaine, tant sur le plan athlétique que mental. L’esprit de famille qui anime ce groupe a une nouvelle fois fait la différence, chaque joueur se mettant au service du collectif.
Fidèle à ses principes, Regragui a reconduit pour la troisième fois consécutive le même Onze de départ, signe d’une confiance totale dans un groupe désormais rodé. Cette stabilité a permis aux Marocains d’imposer rapidement leur rythme. Dès les premières minutes, les Lions de l’Atlas se projettent vers l’avant, affichant une volonté claire de prendre le contrôle du match. Saibari, Diaz, Ezzalzouli et El Kaabi incarnent cette dynamique offensive, soutenue par un pressing constant et coordonné de la part de Mazraoui, Hakimi, El Aynaoui…
La rencontre se transforme rapidement en un combat tactique et physique. Si le Nigeria tente de répondre par des transitions rapides, la défense marocaine, compacte et solidaire, veille au grain. Dans l’entrejeu comme sur les côtés, les duels sont âprement disputés, avec un avantage net pour des Marocains plus constants dans l’effort et plus disciplinés dans le replacement. La force athlétique du groupe permet aux Lions de maintenir une intensité élevée sur la durée, y compris en prolongations.
En seconde période, puis lors des trente minutes supplémentaires, le Maroc continue d’imposer sa loi territoriale, sans jamais se désunir. Les Nigérians, contraints d’évoluer en bloc bas, peinent à se créer de véritables occasions. La cohésion défensive, combinée à une grande solidarité dans les courses et les replis, neutralise les velléités adverses.
La décision intervient finalement lors de la séance des tirs au but. Dans cet exercice de nerfs, Yassine Bounou s’illustre une nouvelle fois, incarnant la sérénité et l’expérience d’un groupe qui a appris à gérer les grands rendez-vous. Sa performance scelle une victoire collective, fruit d’un travail de fond et d’une identité clairement assumée.
En se qualifiant pour la finale, le Maroc ne se contente pas d’un exploit sportif. Il affirme la maturité d’un projet, la solidité d’un groupe et la force d’un collectif capable de rivaliser avec les meilleures sélections africaines et internationales.
À domicile, les Lions de l’Atlas se rapprochent d’une deuxième étoile, portés par une dynamique où l’unité, y compris avec le public, et la combativité demeurent les véritables moteurs du succès.