En 2025, le Sénégal enregistre une forte progression de ses échanges commerciaux, portés par des exportations en pleine expansion, notamment dans les secteurs de l’or et du pétrole. Avec des importations stables et un dynamisme économique soutenu par la production pétrolière et agricole, le pays confirme sa croissance robuste sur la scène internationale.
En 2025, les échanges commerciaux du Sénégal ont atteint 13 214,3 milliards FCFA (environ 23,76 milliards de dollars), marquant une hausse de 19,36 % par rapport aux 11 070,5 milliards FCFA enregistrés en 2024.
Ces chiffres sont issus du dernier Bulletin mensuel des statistiques du commerce extérieur publié le 18 février 2026 par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).
Les importations ont atteint 7 279,1 milliards FCFA, contre 7 161,4 milliards FCFA en 2024, soit une progression de 1,6 %. En décembre, elles se sont élevées à 544,8 milliards FCFA, en baisse de 24,6 % sur un an et de 23,6 % par rapport à novembre 2025 (713,3 milliards FCFA), en raison d’une réduction des achats de matériel de transport, de produits pharmaceutiques et de sucre.
Les principaux fournisseurs du Sénégal en décembre étaient la Chine, la France, la Russie, l’Inde et les Pays-Bas.
Du côté des exportations, elles se sont établies à 5 935,2 milliards FCFA en 2025, contre 3 909,1 milliards FCFA en 2024, soit une hausse spectaculaire de 51,8 %. Le mois de décembre a enregistré un bond particulier avec 825,3 milliards FCFA, en hausse de 155 % par rapport à novembre (323,6 milliards FCFA) et de 104,1 % en glissement annuel.
Les principaux clients étaient la Suisse, la Belgique, le Mali, l’Espagne et le Royaume-Uni. Selon l’ANSD, cette dynamique est principalement portée par les ventes d’or non monétaire, d’huiles brutes de pétrole et de produits pétroliers raffinés, tandis que la baisse des exportations de phosphates et de produits de la mer a légèrement freiné la progression.
Pour rappel, la croissance réelle du PIB sénégalais était d’environ 7,9 % en 2025, selon le Fonds monétaire international (FMI), stimulée par la production pétrolière et gazière ainsi que par le rebond de l’agriculture.