Le Mozambique dispose de réserves de carburant suffisantes pour couvrir la demande intérieure jusqu’au début du mois de mai, ont indiqué des responsables gouvernementaux.
Cependant, la situation pourrait se compliquer en raison de la fermeture du détroit d’Ormuz, dans un contexte d’escalade des tensions au Moyen-Orient, une voie maritime stratégique par laquelle transitent près de 80 % des importations de carburant du pays.
Le secrétaire d’État au Trésor et au Budget, Amílcar Tivane, a précisé que le Mozambique dispose actuellement d’environ 75 000 tonnes de carburant en stock. À cela s’ajoutent 85 000 tonnes supplémentaires transportées par voie maritime et prêtes à être dédouanées si nécessaire.
Malgré ces réserves, le responsable a averti que le gouvernement prépare des plans d’urgence au cas où la fermeture prolongée du détroit viendrait perturber davantage l’approvisionnement énergétique du pays.
La fermeture de ce corridor énergétique mondial intervient après des représailles iraniennes à la suite de frappes menées par les États-Unis et Israël, entraînant un blocage de la voie maritime ainsi que des attaques dans la région. Le détroit d’Ormuz assure le transit d’environ 20 % du pétrole mondial, et le Mozambique dépend largement des cargaisons en provenance du Moyen-Orient.
Face à ces risques, les autorités mozambicaines explorent des routes d’approvisionnement alternatives et collaborent avec les importateurs afin de sécuriser les futures livraisons. Amílcar Tivane a également assuré que les prix du carburant à la pompe devraient rester stables jusqu’à la fin du mois d’avril, les stocks actuels ayant été achetés avant la hausse des prix mondiaux provoquée par le conflit.