Rima Hassan a été placée en garde à vue ce jeudi 2 avril, une information révélée par Le Parisien et confirmée à l’AFP par l’entourage de l’eurodéputée franco-palestinienne. Elle est accusée d’« apologie du terrorisme », dans le cadre d’une enquête judiciaire ouverte à son encontre.
Cette mesure intervient après la publication d’un tweet, supprimé depuis, qui fait référence à Kōzō Okamoto, l’un des auteurs de l’attaque de l’aéroport de Tel-Aviv en 1972. Selon Le Parisien, ce message est au cœur des investigations menées par les autorités.
Initialement entendue pour apologie du terrorisme, Rima Hassan fait désormais face à des accusations supplémentaires. Les enquêteurs ont en effet découvert, ce jeudi matin, quelques grammes de drogue de synthèse dans le sac qu’elle avait apporté lors de sa convocation dans les locaux du deuxième district de police judiciaire à Paris. Elle est ainsi également visée pour usage, transport et détention de stupéfiants.
L’affaire d’apologie au terrorisme a été déclenchée dans un signalement effectué fin mars par le député du Rassemblement national Matthias Renault auprès de la procureure de la République de Paris. Celui-ci portait sur un message de l’eurodéputée évoquant Kōzō Okamoto, ancien membre de l’Armée rouge japonaise.
Ce dernier a été reconnu responsable du massacre de 26 passagers à l’aéroport international Ben-Gourion en Israël, le 30 mai 1972. Avec deux complices, il avait ouvert le feu sur les voyageurs après avoir récupéré des armes automatiques dissimulées dans ses bagages.
Depuis fin 2023, Rima Hassan est par ailleurs visée par une enquête en France pour apologie du terrorisme, après des propos jugés favorables au mouvement islamiste Hamas à la suite des attaques du 7 octobre. En décembre 2024, une plainte avait été déposée contre elle par l’Observatoire juif de France, accompagnée de captures d’écran de ses publications sur X.