Le Ghana franchit une étape majeure dans sa transformation numérique avec la création d’un centre national dédié à l’intelligence artificielle (IA). L’objectif : stimuler l’innovation, développer les compétences et intégrer l’IA de manière responsable dans les secteurs clés du pays.
Le gouvernement ghanéen prévoit la mise en place d’un centre informatique dédié à l’IA, soutenu par un investissement de 250 millions de dollars. L’annonce a été faite le 31 mars par Samuel Nartey George, ministre de la Communication, des Technologies numériques et de l’Innovation, lors d’une rencontre nationale sur l’évaluation de la préparation du Ghana à l’IA (Readiness Assessment Methodology – RAM).
Le centre soutiendra la recherche, le développement et le déploiement de solutions d’IA dans des secteurs stratégiques tels que l’agriculture, la santé, l’éducation et les services financiers. Il ambitionne également de positionner le Ghana comme un pôle africain majeur de l’IA responsable.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale ghanéenne pour l’IA, dont le lancement officiel est prévu le 24 avril. Le pays collabore avec l’UNESCO et bénéficie du financement de l’Union européenne pour évaluer son état de préparation à l’IA, en matière de gouvernance, d’infrastructures, d’écosystèmes de données, de recherche, de préparation économique et de garanties éthiques.
Le ministre a identifié quatre priorités : Renforcer la gouvernance des données, investir dans la recherche en IA et les infrastructures de calcul, développer l’éducation et les compétences numériques et intégrer des garanties éthiques dans le déploiement des technologies
Depuis le 24 mars, une première cohorte de fonctionnaires suit un programme national de formation à l’IA, basé sur un modèle de «formation des formateurs». Le programme couvre l’apprentissage automatique, les réseaux neuronaux, la conception et le déploiement des systèmes d’IA, et distingue l’IA prédictive de l’IA générative.
L’initiative met l’accent sur la supervision humaine, essentielle pour garantir fiabilité, exactitude et responsabilité. Elle vise à renforcer les capacités institutionnelles, favoriser la collaboration et permettre à l’administration ghanéenne d’offrir des services plus efficaces et innovants.