Le président botswanais Duma Boko a annoncé lundi la signature de plusieurs accords stratégiques avec le sultanat d’Oman, axés sur l’énergie et l’exploration minière, à l’occasion d’une visite officielle.
Parmi les projets phares figure la construction d’une centrale solaire photovoltaïque de 500 MW équipée d’un système de stockage par batteries, destinée à renforcer les capacités énergétiques du Botswana. Les deux pays ont également conclu un accord conjoint portant sur l’exploration de ressources minières stratégiques, notamment le cuivre, l’or, le graphite et le minerai de fer.
Le communiqué de la présidence reste toutefois discret sur les détails, évoquant également un partenariat pour le développement d’infrastructures clés. Parmi les projets mentionnés : un site de stockage à Walvis Bay, en Namibie, ainsi qu’un dépôt de produits pétroliers à Tshele Hills, sur le territoire botswanais.
Confronté à une baisse de ses revenus liée au recul de la demande mondiale de diamants, le Botswana cherche activement à attirer des investissements étrangers et à diversifier son économie. Ce pays désertique de 2,5 millions d’habitants dépend fortement de cette ressource, qui représente environ 30% de son PIB et 80 % de ses exportations, selon le Fonds monétaire international.
Cette dépendance continue d’inquiéter les marchés : en mars, l’agence de notation S&P Global a abaissé la note souveraine du pays pour la deuxième fois en six mois, pointant la faiblesse structurelle de la demande en diamants.
Lors d’un récent déplacement en France, Duma Boko a rencontré le Medef et publié une tribune dans le média La Tribune afin de promouvoir le Botswana comme une destination attractive pour les investisseurs.
Par ailleurs, le projet de stockage pétrolier de 100 millions de litres à Walvis Bay avait déjà été évoqué en février par Botswana Oil. Un autre projet, à Tshele Hills, estimé à 170 millions de litres, est en discussion depuis plusieurs années.