La banque centrale de Namibie a revu à la baisse ses prévisions de croissance économique pour 2026 et 2027, pointant des performances plus faibles que prévu dans les industries primaires, notamment les secteurs minier et diamantifère.

Dans un communiqué, l’institution indique que les nouvelles projections enregistrent une baisse de 1,2 point de pourcentage pour 2026 et de 1,4 point pour 2027 par rapport aux estimations publiées en décembre 2025.

Cette révision s’explique principalement par une contraction marquée de la production de minerais métalliques, ainsi que par la faiblesse persistante de l’exploitation des diamants, un pilier traditionnel de l’économie namibienne.

Malgré ce contexte, certains secteurs tirent leur épingle du jeu. Les industries secondaires et tertiaires, notamment la construction, les services financiers et la défense, apparaissent désormais comme les principaux moteurs de croissance. L’extraction d’uranium constitue également un point positif au sein du secteur primaire.

La banque centrale met toutefois en garde contre plusieurs risques, dont une épidémie de fièvre aphteuse en cours au Botswana et en Afrique du Sud, ainsi que la volatilité persistante des prix des matières premières.

L’économie namibienne, riche en ressources naturelles, reste fragilisée par le ralentissement prolongé du marché mondial du diamant. Néanmoins, la hausse des prix de l’or et de l’uranium contribue à atténuer ces effets.

À moyen terme, la croissance devrait être soutenue par l’expansion de secteurs clés tels que la construction, l’électricité et l’eau, le commerce, les services financiers, ainsi que l’administration publique et la défense.

L’uranium, porté par l’augmentation de la production des mines existantes, devrait également demeurer un levier important de croissance.