Le Tchad a subi, lundi dernier, une nouvelle attaque des jihadistes de Boko Haram, dans le bassin du lac Tchad.Au moins 24 morts dans l’armée. Le gouvernement a décrété trois jours de deuil national.
Lundi soir, une première attaque sur la base militaire de Barka Tolorom avait fait au moins 24 morts dans les rangs de l'armée et plusieurs blessés, selon une source militaire.
Trois jours de deuil national, "du mercredi 06 mai à minuit au samedi 09 mai à minuit", ont été institués "en la mémoire des martyrs tombés sur le champ d'honneur lors des attaques des groupes terroristes survenues les 4 et 6 mai 2026 dans la province du lac", indique un communiqué du secrétariat général du gouvernement.
Durant cette période, les drapeaux sont mis en berne et toutes les activités à caractère festif sont suspendues.
"Nous poursuivrons la lutte avec une détermination renouvelée, jusqu'à l'éradication totale de cette menace", avait assuré le président tchadien, Mahamat Idriss Déby Itno sur Facebook en réaction à l'attaque.
Les soldats tchadiens sont fréquemment ciblés par Boko Haram dans la région du lac Tchad, vaste étendue d'eau et de marécages parsemée d'îlots, située entre le Nigeria, le Cameroun, le Niger et le Tchad, qui s'est transformée depuis 2009 en bastion jihadiste abritant à la fois des combattants de Boko Haram et de son rival, le groupe Etat islamique en Afrique de l'Ouest (Iswap).