La Tanzanie et le Kenya ont franchi une nouvelle étape dans leur coopération bilatérale en signant, le 4 mai, huit accords stratégiques, selon la présidence tanzanienne.
Ces engagements ont été conclus à l’occasion de la visite officielle du président kényan William Ruto en Tanzanie. Ils couvrent des secteurs clés tels que le transport ferroviaire, la réalisation d’une étude de faisabilité pour un gazoduc reliant Dar es Salaam à Mombasa, ainsi que l’assistance juridique mutuelle en matière pénale.
Les deux pays ont également renforcé leur coopération dans l’agriculture, le transport maritime, la reconnaissance des certificats des marins, la normalisation entre Zanzibar et le Kenya, ainsi que le développement des compétences dans la fonction publique.
Un cap économique ambitieux
Les échanges commerciaux entre les deux pays ont atteint 860,3 millions de dollars en 2025. Nairobi et Dodoma ambitionnent désormais de porter ce volume à l’équivalent d’un milliard de dollars, avec en parallèle 65 milliards de shillings kényans d’investissements transfrontaliers supplémentaires.
Pour atteindre ces objectifs, William Ruto a insisté sur la ضرورة de lever les obstacles freinant la libre circulation des personnes, des biens et des services. Les deux pays se sont ainsi fixé une échéance au 30 juin 2026 pour éliminer les barrières non tarifaires.
Selon le président kényan, la suppression des freins tels que les retards aux frontières, les normes non harmonisées ou encore les restrictions d’accès aux marchés pourrait entraîner une forte accélération des échanges commerciaux.
Vers une intégration régionale renforcée
Au-delà des accords bilatéraux, la Tanzanie et le Kenya travaillent à l’harmonisation de leurs cadres juridiques et réglementaires, tout en investissant dans les infrastructures nécessaires pour stimuler le commerce et l’investissement.
Cette dynamique intervient dans un contexte régional marqué par la récente visite du président rwandais Paul Kagame en Tanzanie, signe d’un rapprochement économique accru entre les pays d’Afrique de l’Est.
Ces initiatives s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à renforcer l’intégration régionale et à améliorer la compétitivité de l’Afrique de l’Est sur la scène internationale.