Le gouvernement ghanéen ambitionne de couvrir 70 % de sa population en 5G d’ici mars 2027. Cette annonce a été faite par le ministre des Communications, des Technologies numériques et de l’Innovation, Samuel Nartey George, lors d’une rencontre réunissant régulateurs, opérateurs télécoms, industriels et décideurs politiques autour de l’avenir numérique du pays.

Selon le ministre, cet objectif devra être atteint à l’occasion du 70e anniversaire de l’indépendance du Ghana. Pour y parvenir, Accra mise sur une coopération renforcée entre l’État, l’autorité de régulation et les acteurs du secteur des télécommunications.

Le gouvernement prévoit notamment de durcir les conditions d’attribution du spectre en imposant aux opérateurs des obligations de couverture dans les zones rurales et mal desservies. « Aucun spectre ne sera attribué sans engagements solides en faveur de la connectivité rurale », a insisté le responsable.

Les autorités veulent également accélérer les investissements dans des infrastructures numériques robustes, capables de garantir des services 5G fiables grâce à des systèmes de secours énergétique et à des réseaux plus résilients.

Cette offensive s’inscrit dans la stratégie numérique globale du Ghana, articulée autour de cinq axes majeurs : la réforme du cadre juridique, le développement de l’intelligence artificielle, l’expansion des infrastructures numériques, la formation aux compétences digitales et une meilleure gestion du spectre.