Le Niger a réussi à maintenir une dynamique économique positive malgré les défis sécuritaires, climatiques et les sanctions régionales imposées après les événements du 26 juillet 2023. C’est ce qu’a affirmé le ministre nigérien des Finances, Mamane Laouali Abdou Rafa, lors d’un entretien accordé à la télévision nationale.
Le responsable a expliqué que les sanctions communautaires, appliquées pendant près de huit mois, ont fortement perturbé les échanges commerciaux et financiers du pays. Malgré ce contexte difficile, les autorités nigériennes ont réussi à préserver la stabilité économique grâce à un plan d’urgence et de résilience.
Selon le ministre, l’économie nigérienne a enregistré en 2024 une croissance record de 10,4 %, soutenue principalement par les performances de l’agriculture et du secteur pétrolier. Il a précisé que l’agriculture, qui représente environ 38 % de l’économie nationale, génère à elle seule plus de la moitié de la croissance du pays.
Le lancement des exportations de pétrole brut en 2024 a également joué un rôle majeur dans cette progression économique, notamment grâce à l’augmentation des capacités de production pétrolière.
Pour 2025, le gouvernement table sur une croissance de 6,9 %, portée notamment par le vaste programme de grande irrigation engagé par les autorités, présenté comme un levier stratégique de modernisation du secteur agricole.
Le ministre a tenu à préciser que le ralentissement attendu du taux de croissance entre 2024 et 2025 ne traduit pas une baisse des performances économiques, mais résulte d’un effet de stabilisation après la forte montée en puissance de la production pétrolière.
Il a enfin souligné que les recettes issues du pétrole ont permis de soutenir les finances publiques et de limiter l’impact des sanctions sur l’économie nationale, tout en améliorant les revenus agricoles et les productions vivrières.