Le cinéma africain a vécu une soirée historique sur la Croisette. Le film Ben’Imana, premier long-métrage de la réalisatrice rwandaise Marie-Clémentine Dusabejambo, a créé l’événement au Festival de Cannes en remportant deux distinctions majeures : la prestigieuse Caméra d’or et le Prix FIPRESCI de la critique internationale.

Présenté dans la section « Un Certain Regard », le film s’est imposé comme l’une des grandes révélations de cette édition 2026. Cette double récompense marque un tournant non seulement pour la réalisatrice, mais aussi pour le cinéma africain, et particulièrement gabonais, grâce à l’implication décisive de la productrice Samantha Biffot.

La Caméra d’or, qui distingue chaque année le meilleur premier film toutes sections confondues à Cannes, vient consacrer une œuvre forte et profondément humaine. À travers Ben’Imana, Marie-Clémentine Dusabejambo explore les blessures du Rwanda post-génocide, les mémoires traumatiques et les mécanismes de reconstruction sociale avec une sensibilité saluée unanimement par la critique.

Le Prix FIPRESCI, attribué par la Fédération internationale de la presse cinématographique, est venu confirmer l’impact du film auprès des professionnels du cinéma du monde entier. Rarement un premier film aura suscité un tel consensus entre le jury officiel et la presse internationale.

Derrière ce succès éclatant se trouve également Samantha Biffot, coproductrice déléguée via Princess M Productions. Avec son équipe, elle a participé à la mise en place d’un modèle de financement inédit, majoritairement porté par des producteurs africains, permettant au projet de conserver son indépendance artistique et éditoriale.

L’Institut gabonais de l’image et du son a salué cette consécration historique, estimant qu’elle propulse désormais le cinéma gabonais parmi les grandes nations créatives présentes au palmarès de Cannes.