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Ainsi va l’Afrique

Éthiopie : Plus de 54 millions d’électeurs appelés aux urnes

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01/06/2026 à 10:04 , Mis à jour le 01/06/2026

Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a participé ce lundi à la 7 élection générale du pays en déposant son bulletin dans sa ville natale de Beshasha. Ce geste symbolique intervient alors que des millions d’Éthiopiens sont appelés aux urnes dans le cadre d’un scrutin considéré comme un moment clé pour l’avenir démocratique de la nation.

Plus de 54 millions d’électeurs inscrits doivent choisir les représentants du futur Parlement fédéral ainsi que ceux des conseils régionaux. Cette élection, l’une des plus importantes du continent africain, mobilise des milliers de candidats issus de dizaines de partis politiques à travers le pays.

Dès l’ouverture des bureaux de vote à 6 heures du matin, de longues files d’attente se sont formées dans plusieurs villes, témoignant d’une forte mobilisation citoyenne. Plus de 52 000 centres de vote ont été déployés à travers le territoire afin de permettre aux électeurs d’exercer leur droit démocratique.

Les autorités électorales ont mobilisé un important dispositif logistique et sécuritaire, avec la présence d’agents électoraux, d’observateurs et de forces de sécurité chargés d’assurer le bon déroulement du scrutin. Selon la Commission électorale nationale, plus de 10 000 candidats sont en lice pour briguer des postes au niveau fédéral et régional.

Au-delà de l’enjeu électoral, ce vote est observé avec attention par la communauté internationale en raison du poids démographique, politique et stratégique de l’Éthiopie, deuxième pays le plus peuplé d’Afrique. Les analystes considèrent cette échéance comme déterminante pour l’évolution politique, économique et institutionnelle du pays dans les années à venir.

Le scrutin se déroule toutefois dans un contexte marqué par des défis sécuritaires persistants dans certaines régions, notamment en Tigré, en Oromia et en Amhara, où les tensions continuent d’alimenter les débats autour de la stabilité politique et de la gouvernance nationale.

Alors que les opérations de vote se poursuivent, cette élection apparaît comme un test majeur pour les institutions éthiopiennes et une nouvelle étape dans le processus démocratique du pays.