Du 2 au 11 juillet, Jazzablanca, qui se tient sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI, investit Anfa Park et le Parc de la Ligue Arabe pour l’une des éditions les plus ambitieuses de son histoire. Avec 40 concerts payants et 10 concerts gratuits, le festival confirme sa montée en puissance et son ancrage dans la vie culturelle casablancaise.
Jazzablanca voit grand. Pour cette nouvelle édition, le festival casablancais déploie une programmation dense, ouverte et résolument internationale, entre pop, rock, hip-hop, jazz contemporain, soul, afropop, musiques arabes actuelles et sonorités du monde. Pendant dix jours, Casablanca vivra au rythme de deux sites complémentaires : Anfa Park, cœur battant de la programmation payante, et le Parc de la Ligue Arabe, espace ouvert au public avec des concerts gratuits chaque soir à 18h00. Une configuration inédite qui donne à cette édition une dimension particulière : celle d’un festival à la fois spectaculaire, populaire et profondément urbain.
Pour la première fois de son histoire, Jazzablanca portera simultanément deux sites et trois scènes. À Anfa Park, 40 concerts payants rythmeront dix soirées pensées comme une véritable dramaturgie musicale. Le premier week-end, du 2 au 4 juillet, sera dominé par de grandes têtes d’affiche internationales. La semaine centrale, du 5 au 8 juillet, mettra davantage en avant la découverte, les scènes émergentes et les croisements esthétiques. Le second week-end, du 9 au 11 juillet, sera placé sous le signe des grands shows de clôture. Cette architecture donne au festival une progression claire, entre puissance d’appel, curiosité artistique et moments d’exception.
Les grands noms annoncés donnent déjà le ton. Robbie Williams ouvrira le bal le jeudi 2 juillet, installant d’emblée l’édition sous le signe d’une pop internationale fédératrice. Le samedi 4 juillet, Scorpions investira Anfa Park, rappelant la capacité du festival à attirer des monuments de la scène rock mondiale. Le vendredi 3 juillet, l’émotion sera également au rendez-vous avec Faouzia. Née à Casablanca, la chanteuse maroco-canadienne portera sur scène un retour aux sources chargé d’une portée symbolique particulière, entre trajectoire internationale et attachement intime à la ville.
La soirée du vendredi 10 juillet s’annonce comme l’un des temps forts de cette édition. Ms. Lauryn Hill, lauréate de cinq Grammy Awards, se produira accompagnée de Wyclef Jean, YG Marley et Zion Marley. La rencontre entre l’héritage des Fugees, l’univers de The Miseducation of Lauryn Hill et la génération Marley promet un concert-événement, chargé de mémoire hip-hop, de R&B et de résonances culturelles. Le lendemain, Jessie J clôturera le festival en tête d’une affiche 100 % féminine. Jazzablanca signe ainsi un moment fort à haute intensité artistique et symbolique.
Au-delà des têtes d’affiche…
La richesse du festival tient à sa diversité. Le Nigérian Oxlade portera les couleurs de l’afropop contemporaine, tandis que zeyne, artiste jordano-palestinienne, proposera une passerelle entre arabe contemporain, soul et R&B alternatif. Gente de Zona apportera, le 8 juillet, l’énergie cubaine d’un show fidèle à ses racines. Cette pluralité confirme la ligne éditoriale d’un festival qui refuse les frontières étroites et préfère les circulations musicales, les filiations assumées et les rencontres inattendues.
Le jazz, ADN originel de Jazzablanca, conserve une place centrale. Hiromi, pianiste japonaise virtuose dont la technique fascine depuis deux décennies, se produira le 9 juillet. Shabaka, figure du renouveau du jazz britannique, portera le 8 juillet une vision libre, spirituelle et contemporaine du genre. Thee Sacred Souls, collectif américain nourri par la soul des années 70, complétera ce tableau où le jazz dialogue avec la mémoire, l’énergie et l’expérimentation. MEUTE, avec sa formule singulière d’électronique techno jouée en live par des cuivres et des percussions, apportera une autre forme de transe collective. Quant au Hypnotic Brass Ensemble, de retour après l’enthousiasme suscité en 2019, il retrouvera Mehdi Nassouli pour une fusion entre l’énergie de Chicago et l’univers gnaoua marocain.
L’autre grande force de cette édition réside dans la programmation gratuite du Parc de la Ligue Arabe. Chaque soir à 18h00, ce site accueillera des artistes marocains et internationaux dans un format ouvert, pensé pour inscrire la musique au cœur de la ville. Asmaa Hamzaoui & Bnat Timbouktou ouvriront le bal le 2 juillet avec la puissance du gnaoua féminin. Le 7 juillet, Majid Bekkas, Shabaka Hutchings et Hamid Drake porteront une proposition de jazz spirituel. Le 9 juillet, Kel Dades fera entendre les couleurs du desert blues. Loin d’être un simple complément, cette programmation gratuite affirme la volonté des organisateurs de ce festival iconique d’en faire profiter le grand public sans renoncer à l’exigence artistique.
L’expérience festivalière sera également renforcée. Le food court doublera de superficie, avec trois zones distinctes et plus de 2.000 places assises, mêlant street food, gastronomie et adresses casablancaises de référence. Un restaurant premium sur réservation prendra place en terrasse face à la Scène 21. Une gaming zone immersive, intégrant des dispositifs de réalité virtuelle, viendra enrichir l’offre. Les parkings gratuits, reconduits, seront désormais réservables en amont pour les détenteurs de billets.
Avec ses 50 concerts, ses deux sites, ses grandes figures internationales et son ouverture gratuite au cœur de Casablanca, Jazzablanca ne se contente plus d’additionner des soirées musicales. Le festival affirme une ambition culturelle qui fait honneur à Dar El Beida.