Après deux années marquées par une croissance atone, l’économie de São Tomé-et-Principe devrait amorcer un redressement progressif dans les prochaines années.
Le Fonds monétaire international table sur une croissance économique avoisinant 2,75 % à moyen terme, portée notamment par la résilience du secteur agricole, la reprise de l’activité touristique, les transferts financiers de la diaspora ainsi que la poursuite des investissements publics.
Le FMI estime toutefois que les dynamiques démographiques continueront de peser sur le potentiel de croissance à long terme, limitant les perspectives d’expansion de l’économie santoméenne.
L’organisation met également l’accent sur l’importance des réformes engagées dans le secteur de l’énergie. Une amélioration durable de l’approvisionnement en électricité est jugée essentielle pour soutenir l’activité économique, réduire les contraintes pesant sur les entreprises et renforcer la stabilité des finances publiques ainsi que des réserves de change.
À court terme, les perspectives demeurent cependant fragiles. Le FMI a revu à la baisse ses prévisions de croissance pour 2025 à 1 %, avant un ralentissement attendu à 0,4 % en 2026. Cette situation s’explique notamment par les coupures persistantes d’électricité, les retards enregistrés dans la transition énergétique et la hausse des prix mondiaux du pétrole dans un contexte de tensions géopolitiques au Moyen-Orient.
Ces conclusions interviennent dans le cadre du troisième examen du programme de 52 mois soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC). Les équipes du FMI et les autorités de São Tomé-et-Principe ont par ailleurs conclu un accord au niveau des services, ouvrant la voie à un nouveau décaissement de 6,1 millions de dollars, sous réserve de l’approbation finale du Conseil d’administration du Fonds.