Lors du Conseil des ministres tenu jeudi dernier, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a réaffirmé les orientations fixées dans son discours sur l'état de la Nation prononcé le 15 juin à Libreville. Le chef de l'État a adressé trois directives fermes à son gouvernement, plaçant la rigueur, la responsabilité et l'efficacité au cœur de l'action publique.
Première exigence : le respect strict des décisions prises en Conseil des ministres. Brice Clotaire Oligui Nguema a rappelé qu'aucune décision validée en Conseil ne pourra désormais être remise en question par un membre du gouvernement après son adoption.
Pour garantir la qualité des dossiers soumis, le président a insisté sur le rôle central du Conseil interministériel, qui devra assurer un véritable travail de préparation, de concertation et d'arbitrage avant toute présentation en Conseil des ministres. À cet effet, il a engagé la responsabilité directe du Vice-président du gouvernement et du Secrétaire général de la Présidence afin de veiller à la rigueur des procédures.
La deuxième directive concerne les réformes juridiques. Le chef de l'État a estimé qu'aucun projet de loi ne doit être élaboré sans une analyse approfondie de ses conséquences. Il a ainsi demandé un renforcement des études d'impact afin d'évaluer, en amont, les effets financiers, techniques et opérationnels de chaque texte, dans le but d'éviter des réformes aux résultats contre-productifs.
Enfin, Brice Clotaire Oligui Nguema a appelé à une coopération plus étroite entre le gouvernement et le Parlement. Il a ordonné que le programme législatif et réglementaire soit désormais communiqué en amont aux parlementaires afin de favoriser une meilleure coordination, de prévenir les blocages institutionnels et de garantir une plus grande cohérence dans l'élaboration des lois.