L'économie ouest africaine devrait poursuivre sa dynamique au cours des prochaines années. Selon les dernières prévisions de la Banque d'investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC), la croissance régionale atteindrait 4,9 % en 2027, après 4,8 % en 2025, contre 4,7 % en 2024.

Dans son rapport intitulé « Perspectives de développement en Afrique de l'Ouest : Turbulences lointaines, chocs familiers », l'institution met en avant une amélioration progressive des principaux indicateurs macroéconomiques. Le ralentissement de l'inflation, l'assainissement des finances publiques et le renforcement de la position extérieure de la sous-région témoignent d'une reprise plus stable.

L'inflation moyenne a ainsi reculé à 16,8 % en 2025, soit une baisse de près de neuf points de pourcentage par rapport à l'année précédente. Cette évolution s'explique notamment par la diminution des prix des produits alimentaires et de l'énergie, ainsi que par une plus grande stabilité des monnaies nationales.

Sur le plan budgétaire, le déficit public est passé de 3,7 % du PIB en 2024 à 2,6 % en 2025, porté par une meilleure mobilisation des recettes, une gestion plus rigoureuse des dépenses publiques et une réduction des charges liées au service de la dette. Parallèlement, la dette publique a été ramenée à 49,3 % du PIB, tandis que l'excédent du compte courant s'est renforcé, passant de 0,3 % à 1,8 % du PIB.

Malgré ces performances encourageantes, la BIDC alerte sur une réalité préoccupante : la pauvreté des travailleurs continue de s'aggraver dans l'ensemble de l'Afrique de l'Ouest. Un constat qui met en lumière les limites d'une croissance encore insuffisamment inclusive et dont les bénéfices peinent à atteindre une large partie de la population.