Face aux risques d’une sécheresse prolongée attendue en juillet, le gouvernement ougandais a débloqué 50 milliards de shillings ougandais, soit environ 13,5 millions de dollars, afin de limiter les conséquences des conditions météorologiques extrêmes.
Approuvée lundi par le Conseil des ministres, cette enveloppe, issue du fonds national de contingence, permettra de financer des distributions d’aide alimentaire ainsi que d’autres interventions d’urgence dans les régions les plus exposées à la sécheresse.
La ministre des Technologies de l’information, de la Communication et de l’Orientation nationale a expliqué que les prévisions climatiques pour juillet 2026 annoncent des températures supérieures aux normales saisonnières. Elle attribue cette situation au phénomène El Niño, qui influence actuellement les conditions météorologiques dans les régions équatoriales, centrales et orientales de l’océan Pacifique.
Selon les autorités, cette vague de chaleur pourrait avoir de lourdes répercussions sur l’agriculture et l’économie du pays. Une baisse des rendements agricoles, une aggravation de l’insécurité alimentaire, une pression accrue sur les ressources en eau ainsi qu’une hausse des cas de malnutrition et des maladies liées à l’eau figurent parmi les principaux risques identifiés.
Afin de limiter l’impact de cette crise climatique, le gouvernement appelle les populations à adopter des mesures de prévention, notamment en économisant l’eau, en utilisant des systèmes d’irrigation lorsque cela est possible et en gérant avec prudence les réserves alimentaires disponibles.