La Guinée équatoriale anticipe une croissance économique réelle de 3,2 % à moyen terme. Portée par les secteurs pétrolier et non pétrolier, cette progression doit accompagner la reprise de l’économie et permettre au pays de sortir progressivement de la crise actuelle à l’horizon 2028.
Les autorités équato-guinéennes affichent des perspectives économiques plus optimistes. Le ministère des Finances, du Budget et de la Planification nationale prévoit une croissance réelle de 3,2 % dans ses projections macroéconomiques à moyen terme.
Ces prévisions ont été examinées lors du Conseil directeur du ministère, notamment consacré à la préparation du projet de budget de l’État pour 2027.
Elles tablent sur une reprise progressive de l’activité et sur une sortie de la situation de crise vers la fin de l’année 2028.
Le pétrole, un moteur essentiel
Selon les projections du ministère, cité par des médias, le secteur pétrolier devrait progresser de 3,1 %, tandis que l’activité non pétrolière afficherait une croissance légèrement supérieure, à 3,3%.
Cette évolution devrait notamment être soutenue par la production pétrolière, mais aussi par la poursuite des réformes structurelles engagées par les autorités.
Le gouvernement mise également sur la stabilité de l’inflation et des réserves de change au niveau de la sous-région pour consolider les perspectives économiques du pays.
Une reprise encore conditionnée aux réformes
À travers ces projections, Malabo entend ainsi renouer progressivement avec une dynamique de croissance après une période difficile.
La diversification et le développement du secteur non pétrolier apparaissent toutefois comme des enjeux majeurs pour renforcer durablement cette reprise.
L’objectif affiché est de consolider les fondamentaux de l’économie tout en réduisant sa vulnérabilité aux fluctuations de l’activité pétrolière.
Avec une croissance attendue de 3,2 %, la Guinée équatoriale mise donc sur le redémarrage de sa production, les réformes et la stabilité macroéconomique pour tourner progressivement la page de la crise d’ici fin 2028.