18/09/2026 à 08:57
, Mis à jour le
18/09/2026
Le Bénin et le Nigeria franchissent une nouvelle étape dans la modernisation de leurs échanges commerciaux. Les deux pays ont lancé, au poste-frontière de Sèmè-Kraké, l’interconnexion de leurs systèmes douaniers afin de permettre un échange de données en temps réel entre leurs administrations.
Le projet pilote, lancé vendredi 11 septembre par les directeurs généraux des douanes béninoise et nigériane, Raouf Malèhossou Aboudou et Bashir Adewale Adeniyi, vise à accélérer le traitement des marchandises et à renforcer l’efficacité des contrôles sur le stratégique corridor Cotonou-Lagos.
Baptisé Customs Declaration Exchange System (CDES), le dispositif permettra aux services douaniers du pays de destination d’accéder directement à une déclaration enregistrée dans le pays de départ.
Les deux administrations pourront également partager des données relatives aux manifestes, au transit, aux profils de risque et aux alertes de contrôle. Cette interconnexion ne remet toutefois pas en cause les prérogatives nationales. Chaque administration conservera la responsabilité du calcul des droits et taxes, de l’évaluation des risques ainsi que de la délivrance de la mainlevée.
Réduire les délais à moins de trois heures Le projet répond à l’un des principaux défis du poste-frontière de Sèmè-Kraké : malgré l’existence d’infrastructures communes, les douanes béninoise et nigériane fonctionnent encore avec des plateformes informatiques distinctes. Le CDES doit ainsi assurer la connexion entre Customs Webb, utilisé par le Bénin, et B’Odogwu, la plateforme douanière nigériane.
L’objectif est notamment de limiter la ressaisie des données et de réduire les formalités effectuées séparément de part et d’autre de la frontière.
Les autorités ambitionnent de faire passer le délai de traitement des marchandises de 12 à 36 heures actuellement à moins de trois heures.