23/09/2026 à 10:09
, Mis à jour le
23/09/2026
Le nombre de chômeurs au Mozambique a augmenté de 4,3% entre le premier et le deuxième trimestre 2025, passant de 203.528 à 212.303 personnes, selon l’Indice de l’emploi et de la productivité publié par la Fondation pour la compétitivité des entreprises (FUNDEC).
Cette progression intervient dans un contexte marqué par des niveaux élevés d’informalité, de sous-emploi, d’emploi vulnérable et de faibles revenus. Pour la Fondation, ces indicateurs illustrent la difficulté persistante de l’économie mozambicaine à convertir la croissance économique en emplois productifs, en revenus et en gains de compétitivité.
Parallèlement à la hausse du chômage, le nombre de personnes ayant accédé à un nouvel emploi a fortement progressé. Il est passé de 33.469 au premier trimestre à 73.948 au deuxième trimestre 2025.
Cette évolution traduit une hausse de la participation au marché du travail, mais le principal enjeu reste, selon la FUNDEC, de transformer cette dynamique en emplois plus productifs, mieux rémunérés et davantage créateurs de valeur.
La participation des femmes en hausse
Le rapport relève également une évolution positive de la participation des femmes à l’activité économique, témoignant de leur présence croissante sur le marché du travail.
La Fondation estime toutefois que l’insuffisance de la création d’emplois demeure l’une des principales contraintes auxquelles fait face l’économie mozambicaine.
Selon l’analyse de la FUNDEC, le marché du travail ne génère pas suffisamment d’opportunités pour absorber l’augmentation de la population active. Cette situation s’explique notamment par la faible productivité du travail et le poids important de l’économie informelle.
La Fondation souligne à cet égard que « des milliers de travailleurs et d’entreprises opèrent en dehors des circuits formels de protection, de crédit et de fiscalité », limitant ainsi leur accès aux mécanismes susceptibles de soutenir leur développement.
Les PME confrontées à des contraintes structurelles
Les petites et moyennes entreprises (PME) figurent également parmi les principaux points de préoccupation. La FUNDEC estime que la majorité d’entre elles fonctionnent en dessous de leur potentiel et disposent de capacités limitées pour adopter de nouvelles technologies.
Dans ce contexte, la Fondation considère que l’enjeu pour la compétitivité des entreprises ne se limite plus à augmenter le nombre d’emplois. Il s’agit désormais de favoriser la création d’emplois plus productifs, capables de générer davantage de revenus et de valeur ajoutée.
L’amélioration de la productivité, la réduction de l’informalité et le renforcement des capacités des PME apparaissent ainsi comme des leviers essentiels pour mieux répondre à la croissance de la population active au Mozambique.