L’économie tanzanienne devrait poursuivre sa trajectoire de croissance au cours des prochaines années. Selon un rapport de la Banque mondiale publié le 2 octobre, le produit intérieur brut (PIB) du pays devrait progresser de 6,1 % en 2026, avant d’atteindre 6,5 % à moyen terme.

Cette dynamique devrait notamment être soutenue par le secteur privé, dont le regain d’activité devrait contribuer à renforcer la croissance. Les perspectives reposent également sur la poursuite de l’assainissement budgétaire et la mise en œuvre de réformes destinées à améliorer l’environnement des affaires.

Des risques liés au contexte international

Malgré ces perspectives favorables, l’économie tanzanienne demeure exposée à plusieurs facteurs de risque.

Une prolongation de la guerre au Moyen-Orient pourrait notamment entraîner une hausse des prix des carburants et des intrants agricoles. Elle pourrait également affecter certains secteurs stratégiques de l’économie tanzanienne, notamment le tourisme et la logistique.

D’autres incertitudes concernent le rythme de mise en œuvre des réformes, la discipline budgétaire et l’éventualité de nouveaux chocs extérieurs. La vulnérabilité du pays aux événements climatiques constitue également un facteur de risque pour l’activité économique.

Une croissance déjà solide en 2025

Ces prévisions interviennent dans un contexte de croissance soutenue et de stabilité macroéconomique. En 2025, l’économie tanzanienne a enregistré une croissance de 5,9 %, portée notamment par les investissements dans les infrastructures et les services.

La reprise progressive de l’investissement privé, notamment des investissements directs étrangers, a également contribué à cette dynamique.

Dans le même temps, l’inflation est restée dans la fourchette cible de 3 à 5 % fixée par la Banque de Tanzanie, témoignant d’une relative stabilité des prix.

Le défi d’une croissance plus inclusive

Au-delà des indicateurs macroéconomiques, l’enjeu pour la Tanzanie sera désormais de transformer cette croissance en amélioration durable des conditions de vie et de la qualité des emplois.

La Banque mondiale met notamment l’accent sur le rôle du capital humain. À long terme, l’investissement dans l’éducation, la santé et les compétences apparaît comme un levier essentiel pour soutenir la croissance, favoriser la création d’emplois et réduire la pauvreté.

La poursuite de la croissance devra ainsi s’accompagner d’un effort accru en faveur du développement du capital humain afin que les bénéfices de l’expansion économique profitent à une part plus large de la population.