Le Ghana entend intensifier ses efforts pour réduire son déficit de logements.

Le président John Dramani Mahama a annoncé une contribution de près de 85 millions de dollars, dont l’inscription au budget 2027 est prévue pour alimenter le Fonds national renouvelable pour le logement, doté d’une enveloppe globale de 3 milliards de cedis.

Cette annonce a été faite à Accra, lors de l’ouverture de la première conférence nationale sur le financement du logement. À travers ce mécanisme, les autorités ambitionnent de stimuler la construction de logements abordables et de faciliter l’accès des ménages au crédit immobilier.

«Chaque famille ghanéenne mérite d’avoir accès à un logement décent et abordable », a déclaré le chef de l’État, insistant sur la nécessité de rendre le logement plus accessible à toutes les catégories de la population.

L’initiative intervient dans un contexte marqué par une crise persistante du logement. Selon le Ghana Housing Profile 2024, publié par le ministère des Travaux, du Logement et des Ressources en eau, le déficit national est estimé à 1,8 million de logements. Le rapport souligne également que plus de 30 % du parc immobilier existant est jugé inadéquat.

La pression est particulièrement forte dans les centres urbains. Dans la région du Grand Accra, les besoins sont considérables, avec un déficit estimé à 925 335 pièces, selon les données citées dans le document.

Au-delà de l’insuffisance de l’offre, les difficultés d’accès au financement constituent un frein majeur à l’accession à la propriété. D’après des données du Ghana Statistical Service relayées par le gouvernement, environ 5 % des Ghanéens seraient en mesure d’acheter un logement sans aide, tandis que près de 60 % auraient besoin d’un mécanisme de financement facilité par l’État.

En complément du fonds immobilier, le gouvernement prévoit de soutenir les locataires à travers le programme « Easy Rent ». Ce dispositif vise à aider les travailleurs à payer leurs avances de loyer, avant de rembourser les montants concernés par mensualités.

Avec ces différentes mesures, les autorités ghanéennes cherchent à agir simultanément sur deux fronts : accroître l’offre de logements abordables et alléger les contraintes financières qui empêchent de nombreux ménages d’accéder à un habitat décent.