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Zambie. Peut mieux faire, selon le FMI

Lusaka, Zambie
Lusaka, Zambie
14/10/2026 à 12:13 , Mis à jour le 14/10/2026

Malgré des perspectives de croissance favorables, la Zambie reste confrontée à des tensions budgétaires qui compliquent ses efforts de stabilisation économique. Pour accompagner les réformes engagées, le pays a conclu un accord préliminaire avec le Fonds monétaire international (FMI) portant sur un programme de financement de 1,47 milliard de dollars sur 36 mois.

L’économie zambienne devrait enregistrer une croissance réelle de 5,6 % en 2026, selon les dernières projections du FMI, contre 5,8 % anticipés en janvier. Cette dynamique devrait notamment être soutenue par la progression de la production agricole, le développement des activités minières et la hausse des exportations.

Le cuivre, principale ressource d’exportation du pays, devrait continuer à jouer un rôle central dans cette évolution. Toutefois, ces perspectives favorables ne suffisent pas à dissiper les inquiétudes liées à la situation des finances publiques.

Sur le plan budgétaire, les autorités zambiennes font face à des recettes fiscales inférieures aux prévisions. Cette contre-performance s’explique notamment par des rentrées de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) moins importantes qu’attendu et par la diminution des taxes sur les carburants.

Dans le même temps, les dépenses de l’Agence des réserves alimentaires ont dépassé les enveloppes initialement prévues. Cette évolution a contribué à la dégradation du solde budgétaire primaire par rapport à 2025, accentuant les pressions sur les finances publiques.

En revanche, certains indicateurs monétaires affichent une évolution plus favorable. L’inflation est retombée à 6,1 % en septembre 2026, se situant dans la fourchette cible de la Banque de Zambie. Les réserves internationales brutes ont, quant à elles, atteint 6,1 milliards de dollars.

Pour rétablir l’équilibre de ses finances publiques, le gouvernement prévoit de supprimer l’allègement temporaire des taxes sur les carburants et de réduire les investissements jugés non prioritaires.

Les autorités ambitionnent également d’atteindre un excédent budgétaire primaire équivalant à 3 % du produit intérieur brut (PIB) d’ici 2029. Cet objectif devrait reposer sur une mobilisation accrue des recettes intérieures et une rationalisation des exonérations fiscales.

Ces mesures visent à améliorer les performances budgétaires du pays et à renforcer sa capacité à honorer ses engagements financiers, tout en préservant les conditions nécessaires à la poursuite de la croissance.

Dans ce contexte, la Zambie et le FMI sont parvenus à un accord préliminaire sur un nouveau programme économique de 36 mois, au titre de la Facilité de crédit élargie (FCE), pour un montant de 1,47 milliard de dollars.

Le dispositif doit contribuer à couvrir les besoins de financement du budget et de la balance des paiements, à préserver la viabilité de la dette publique et à soutenir une croissance économique davantage diversifiée, portée notamment par le secteur privé.

L’accord n’est toutefois pas encore définitif. Sa mise en œuvre reste conditionnée à l’approbation du Conseil d’administration du FMI ainsi qu’au respect des mesures préalables convenues avec les autorités zambiennes.

Ce nouvel accord intervient après l’achèvement, en janvier 2026, du précédent programme du FMI, approuvé en août 2022 et doté d’environ 1,7 milliard de dollars.

Ce premier dispositif avait accompagné les efforts de stabilisation économique du pays. Néanmoins, les tensions budgétaires apparues en 2026 montrent que plusieurs défis demeurent, notamment en matière de mobilisation des recettes publiques, de maîtrise des dépenses et de gestion de la dette.

Pour la Zambie, l’enjeu sera désormais de consolider les acquis économiques tout en réduisant les déséquilibres budgétaires. La réussite de cette stratégie dépendra de la mise en œuvre effective des réformes et de la capacité du pays à transformer ses ressources minières en un moteur de développement plus diversifié et durable.

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