Le Kenya prévoit d’investir 100 millions de dollars dans le déploiement de 27.000 kilomètres supplémentaires de fibre optique afin d’étendre la couverture Internet haut débit et d’accélérer le développement de son économie numérique.

L’annonce a été faite mardi par John Tanui, secrétaire principal chargé des Technologies de l’information et de la communication (TIC) et de l’Économie numérique, lors d’une rencontre consacrée à l’extension du réseau national et au renforcement des connexions avec les pays voisins.

Le programme prévoit le développement des infrastructures de transmission à longue distance, des réseaux intermédiaires reliant les centres urbains aux localités environnantes, ainsi que des liaisons transfrontalières avec les États limitrophes.

À travers ce projet, les autorités kényanes ambitionnent de dépasser les huit millions de connexions fixes à haut débit et de rapprocher l’accès à Internet des foyers déjà raccordés au réseau électrique. L’extension de la fibre devrait faciliter le déploiement des services des fournisseurs d’accès, aussi bien dans les quartiers urbains que dans les zones rurales et les bâtiments publics.

Les dernières données de l’Autorité des communications du Kenya, relatives au deuxième trimestre 2026, illustrent la progression du marché. À fin juin, le pays comptait environ 2,84 millions d’abonnements à Internet fixe, soit une hausse de 32,4 % sur un an. Les connexions par fibre optique représentaient près de 1,57 million d’abonnements, en progression de 29,7 % sur la même période.

Selon John Tanui, le secteur privé a déployé 24 000 kilomètres de fibre optique depuis 2022, contre 17 000 kilomètres pour le secteur public, témoignant du rôle des opérateurs privés dans l’expansion des infrastructures numériques.

Avec ces 27 000 kilomètres supplémentaires annoncés, le Kenya entend renforcer son réseau de télécommunications, réduire les inégalités territoriales d’accès à Internet et faciliter l’accès des populations aux services numériques. Cette initiative devrait également soutenir les activités économiques liées au numérique et consolider les infrastructures nécessaires à la transformation digitale du pays.