La croissance économique somalienne devrait ralentir à 2,3 % en 2026, tandis que l’inflation pourrait atteindre 6,5 %, selon les dernières projections du Fonds monétaire international (FMI). La baisse de l’aide étrangère, les chocs climatiques et les répercussions des tensions au Moyen-Orient figurent parmi les principaux facteurs pesant sur les perspectives du pays.

Les perspectives économiques de la Somalie se détériorent. Dans ses dernières prévisions, le Fonds monétaire international anticipe une progression du produit intérieur brut (PIB) de seulement 2,3 % en 2026, un niveau inférieur aux 2,6 % précédemment envisagés par la Banque centrale de Somalie.

Cette révision traduit les difficultés auxquelles l’économie somalienne reste confrontée, dans un environnement marqué par des contraintes internes et des incertitudes internationales. La diminution de l’aide extérieure, les aléas climatiques et les perturbations liées au conflit au Moyen-Orient devraient notamment freiner l’activité économique.

L’inflation repart à la hausse

Autre signal préoccupant : l’évolution des prix. Après s’être établie à 3,7 % en 2025, l’inflation devrait grimper à 6,5 % en 2026, selon le FMI.

Cette accélération serait notamment alimentée par la sécheresse prolongée et les perturbations du commerce mondial, susceptibles d’accentuer les tensions sur l’approvisionnement et les prix des produits essentiels.

Dans un pays particulièrement exposé aux aléas climatiques et aux difficultés d’approvisionnement, cette hausse des prix risque de compliquer davantage le quotidien des ménages, notamment les plus vulnérables.

Un redressement attendu à partir de 2027

Malgré ces perspectives moins favorables à court terme, le FMI table sur une amélioration progressive de la conjoncture. La croissance économique somalienne pourrait ainsi remonter à 2,7 % en 2027, avant de converger vers un rythme de 4 % à moyen terme.

Cette trajectoire reste toutefois tributaire de l’évolution des conditions économiques, climatiques et géopolitiques, ainsi que de la capacité du pays à consolider ses fondamentaux économiques.

Le déficit budgétaire sous surveillance

Sur le plan des finances publiques, le déficit budgétaire global devrait représenter 0,9 % du PIB en 2026, avant de diminuer à 0,5 % en 2027.

Cette évolution prévisionnelle suggère une amélioration progressive du solde budgétaire. Elle intervient néanmoins dans un contexte où le ralentissement de l’activité, les besoins sociaux et la baisse potentielle des financements extérieurs compliquent les perspectives économiques.

Entre ralentissement de la croissance, accélération de l’inflation et vulnérabilité aux chocs extérieurs, la Somalie aborde ainsi 2026 dans un environnement économique contraignant. Le redressement attendu à partir de 2027 dépendra notamment de l’évolution de ces facteurs et de la résilience de l’économie nationale.