Plus de 6 000 exposants venus d’une trentaine de pays sont attendus à Ouagadougou, du 30 octobre au 8 novembre, à l’occasion de la 18e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), ont annoncé les organisateurs.

Cette édition devrait également accueillir près de 800 000 visiteurs, 350 journalistes et plus d’une centaine d’acheteurs, confirmant l’ambition de ce rendez-vous de promouvoir le savoir-faire artisanal africain et de favoriser la commercialisation des produits locaux.

Placée sous le thème « Artisanat africain et industrialisation : quelle synergie pour une meilleure organisation et valorisation des produits locaux et du patrimoine culturel », la manifestation entend renforcer les liens entre les métiers de l’artisanat et les industries de transformation.

Le Ghana sera le pays invité d’honneur, tandis que le Mali et le Niger prendront part à l’événement en qualité de pays invités spéciaux.

Au programme figurent des expositions-ventes, des rencontres d’affaires, un concours de créativité, des compétitions entre artisans et un séminaire consacré à la thématique centrale. Des ateliers thématiques viendront également mettre en lumière la diversité des métiers artisanaux.

Les organisateurs annoncent par ailleurs plusieurs nouveautés, dont la création d’un espace spécialement consacré au pays invité d’honneur et l’augmentation du nombre de portes d’accès au site, afin de faciliter la circulation des visiteurs.

La sécurité constitue également un enjeu majeur de cette édition. Aguima Abdoulaziz Yonli, responsable de la commission sécurité, a assuré que les forces de défense et de sécurité seraient mobilisées pour prévenir les incidents et limiter les files d’attente.

Plusieurs distinctions viendront récompenser les artisans les plus remarquables en matière de créativité, de qualité et d’innovation.

À travers cette 18e édition, le SIAO ambitionne de faire de l’artisanat un levier de développement économique, en encourageant la transformation des ressources locales, la valorisation du patrimoine culturel africain et l’ouverture de nouveaux débouchés commerciaux aux artisans.