Le gouvernement angolais envisage d’accroître la production agricole en vue de réduire les importations et de renforcer la sécurité alimentaire dans le pays, a déclaré le ministre d’État à la Coordination économique, José de Lima Massano.
«L’Angola se trouve à un tournant décisif qui nécessite une expansion significative de sa capacité de production de produits alimentaires», a indiqué le ministre lors de l’inauguration de la première phase d’un projet avicole soutenu par le gouvernement dans la municipalité de Cacuso (311 km de Luanda).
En effet, selon le ministre, le gouvernement a récemment lancé de nouvelles solutions financières pour augmenter la capacité de production dans les différentes filières agricoles, dans la perspective de garantir l’autosuffisance du pays et assurer le contrôle et la stabilité des prix.
«Tant que le pays reste dépendant aux importations, les facteurs externes continueront à être déterminants pour l’économie nationale, d’où la nécessité d’améliorer la production intérieure», a-t-il précisé.
L’agriculture contribue à l’économie angolaise en représentant 10 % du PIB.
Pour rappel, le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé le 13 décembre 2023 à Abidjan, un prêt de 105,19 millions de dollars américains à l’Angola pour mettre en œuvre le Programme de réforme du secteur de l’agriculture. Ce programme vise à renforcer la politique agricole et l’environnement des affaires pour améliorer la production alimentaire et contribuer à la diversification économique. C’est du moins ce qu’a informé un communiqué de presse de la banque.
Selon le responsable du bureau pays de la Banque africaine de développement en Angola, Pietro Toigo, « le programme de réforme du secteur de l’agriculture ambitionne de rendre les petites exploitations agricoles plus productives et les intégrer dans l’économie générale en améliorant le cadre politique et réglementaire pour favoriser le fonctionnement des marchés des intrants et des produits agricoles. Il permettra ainsi au gouvernement de résorber le déficit alimentaire et de réduire les importations de denrées alimentaires ».
Le projet va également approfondir les réformes « pour aller vers des marchés agricoles plus efficaces tout en renforçant la gouvernance et la capacité des institutions publiques agricoles, en encourageant le secteur privé à participer aux marchés agricoles afin de contribuer à accroître la production de céréales et d’oléagineux dans le pays », a précisé Toigo dans des propos relayés par le document officiel.