Plus que quelques jours avant le très attendu sommet des BRICS prévu à Kazan, en Russie, du 22 au 24 octobre. Quels sont les principaux enjeux de cet évènement ?
Vladimir Poutine a assisté à la session plénière au nouveau sommet des BRICS, tandis que des dirigeants d'autres pays membres des BRICS, comme l'Égypte et l’Éthiopie ont pris la parole par visioconférence. Dans son allocution, le président russe a souligné que le PIB des BRICS avait dépassé les 60.000 milliards de dollars l'année dernière, représentant environ 37,4 % du PIB mondial, soit plus que les 29,3 % des pays du G7. Il a prédit que "l'écart continuera de se creuser".
Il a également abordé le rôle des BRICS dans l'économie mondiale, affirmant que les efforts de l'organisation ne s'opposent à personne, mais visent plutôt un objectif commun : «le développement durable et le bien-être de leurs peuples». Au-delà des vœux pieux, c’est du business qu’il s’agit, à commencer par celui des grands projets d’infrastructures dont a grand besoin l’Afrique.
Intervenant à cette occasion, le secrétaire général de la Fédération des chambres de commerce égyptiennes, Alaa Ezz a souligné que l'Égypte, avec ses nombreux projets continentaux, bénéficiait grandement de la coopération avec les États membres des BRICS, en particulier pour le développement d'infrastructures. Il a noté que son pays, qui importe 50% de sa nourriture, peut compter sur les BRICS comme principaux fournisseurs.
Néanmoins, pour les pays africains, ces opportunités ne sont pas toujours à portée de main. Les autorités algériennes en savent quelque chose. Lors du sommet des BRICS à Johannesburg en août 2023, six nouveaux membres ont été acceptés, mais pas l'Algérie. Les principaux facteurs de ce rejet incluent la faiblesse structurelle de l'économie algérienne, l'anarchie socio-économique, et la désynchronisation de la dynamique commerciale. De plus, les BRICS ont critiqué le manque d'exportations, la faible création d'emplois, et les lacunes du système bancaire en Algérie.
Par ailleurs, le Sommet des BRICS est à inscrire dans la guerre géostratégique qui se joue actuellement entre les Américains, les Chinois et les Russes.