La Banque africaine de développement et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) viennent de signer à Nairobi, un accord de don de 62 millions de dollars pour contribuer à la reconstruction des infrastructures sociales essentielles et au rétablissement des services de base dans les zones touchées par le conflit au Soudan.

Le Projet intégré de réhabilitation des infrastructures du secteur social au Soudan (SISSIRP) vise à réhabiliter 20 établissements de santé, 20 établissements de formation professionnelle et 60 systèmes d’approvisionnement en eau potable et d’assainissement dans quatre États : Al Jazira, Nil fluvial, Sennar et Nil Blanc.

Le projet renforcera également les capacités locales en formant 1 000 agents techniques du gouvernement et 6 000 membres de la communauté — dont la moitié est des femmes — à la gestion des installations, tout en développant un système d’information sur le marché du travail pour améliorer l’employabilité des jeunes. L’initiative devrait profiter directement à environ 2,15 millions de Soudanais.

L’accord signé marque une étape importante dans les efforts conjoints visant à soutenir le relèvement et la résilience du Soudan dans un contexte d’instabilité persistante.

« Ce projet est une planche de salut pour les communautés du Soudan, a déclaré Mary Monyau, cheffe de Bureau pays pour le Soudan de la Banque africaine de développement. Il reflète l’engagement indéfectible de la Banque à soutenir le relèvement, la résilience et la dignité humaine. Le partenariat de la Banque avec l’OIM souligne le pouvoir de la collaboration dans les contextes fragiles — combiner les ressources, l’expertise et la compassion pour produire un impact réel là où les besoins se font le plus sentir. »

Le projet sera mis en œuvre par l’OIM, qui dispose d’une solide présence sur le terrain et d’une grande expérience en matière d’opérations dans les zones de conflit.

«Nous sommes fiers de nous associer à la Banque africaine de développement sur ce projet, et ravis de lancer le renforcement des capacités et la formation qui offriront des opportunités aux jeunes soudanais », a déclaré pour sa part, Mohamed Refaat, chef de mission de l’OIM à Port-Soudan.