Le gouvernement centrafricain et la Banque mondiale ont signé mardi un accord portant sur un nouveau projet de sécurité sanitaire d’un montant de 60 millions de dollars, a annoncé le ministère centrafricain de la Santé.

Selon Guido Rurangwa, représentant de la Banque mondiale en Centrafrique, ce programme est initié par les autorités centrafricaines et profite également aux États membres de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC).

Ce projet a pour objectif de renforcer les dispositifs de prévention, de détection et de riposte face aux épidémies en Afrique centrale. La Centrafrique, déjà marquée par plusieurs crises sanitaires, dont la pandémie de COVID-19, demeure particulièrement exposée aux risques épidémiques. Une coordination régionale insuffisante pourrait, selon les responsables, favoriser la propagation ou la résurgence de maladies infectieuses.

Guido Rurangwa a insisté sur l’importance pour les pays de la région d’améliorer leur niveau de préparation afin de limiter les facteurs aggravants et de mieux protéger les populations face aux menaces sanitaires.

Le lancement de cette initiative intervient quelques jours après la publication d’un rapport du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA), qui signalait qu’au mois de janvier dernier, six épidémies, dont le Mpox, étaient actives sur le territoire centrafricain.