L’Assemblée législative de Burkina Faso a adopté mercredi, à l’unanimité, un nouveau Code du travail destiné à moderniser les relations professionnelles et à favoriser un climat social plus stable.

Présenté par Mathias Traoré, ce texte remplace le Code en vigueur depuis 2008 et introduit plusieurs réformes majeures pour le monde du travail au Burkina Faso.

Parmi les mesures phares figurent la limitation des contrats à durée déterminée (CDD), qui ne pourront désormais être renouvelés que deux fois au maximum, ainsi qu’un encadrement plus strict du travail intérimaire, dont la durée est plafonnée à un an renouvelable une seule fois.

Le nouveau dispositif législatif prend également en compte les transformations numériques avec l’introduction de règles spécifiques encadrant le télétravail et les nouvelles formes d’organisation professionnelle.

Le texte prévoit par ailleurs un contrôle renforcé de l’emploi des travailleurs étrangers non résidents, désormais soumis à une autorisation préalable et à l’obtention d’un permis de travail.

Autre avancée notable : les indemnités accordées en cas de licenciement abusif passent de 18 à 24 mois de salaire, une mesure qui vise à renforcer la protection des travailleurs burkinabè.