Le projet de réforme constitutionnelle entre dans une phase décisive au Zimbabwe. Le ministre de la Justice, Ziyambi Ziyambi, doit présenter le texte devant le Parlement après son passage par une série de consultations publiques clôturées le 18 mai.
Publié au Journal officiel le 16 février et approuvé par le gouvernement dans la foulée, le projet de loi est devenu l’un des sujets politiques les plus débattus du pays. Son examen est suivi de près par les partis politiques, les milieux économiques et les organisations de la société civile.
Selon Ziyambi Ziyambi, la deuxième lecture pourrait intervenir dès mercredi, ouvrant la voie à un débat approfondi entre les députés après la présentation des conclusions des commissions parlementaires.
Parmi les mesures les plus controversées figure l’allongement de la durée des mandats présidentiel et parlementaire, qui passerait de cinq à sept ans. Le texte prévoit également de transférer les prérogatives de la Commission pour l’égalité des sexes à la Commission des droits de l’homme.
Autre changement majeur : la suppression de l’article 281(2) de la Constitution, une disposition qui interdit actuellement aux chefs traditionnels de prendre part à des activités politiques partisanes.
Le gouvernement souhaite accélérer l’adoption de cette réforme et espère boucler l’ensemble du processus législatif avant la fin du mois de juin. Les autorités estiment qu’une adoption rapide permettra au pays de se concentrer sur d’autres priorités nationales.