Madagascar durcit le ton contre la corruption. Le comité de pilotage présidé par le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison a validé la mise en œuvre de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption (SNLCC) pour la période 2025-2030, a annoncé samedi la Primature malgache.
Alignée sur la Politique générale de la Refondation, cette nouvelle feuille de route fait désormais de la lutte contre la corruption une priorité nationale. Les autorités prévoient plusieurs réformes majeures, notamment contre la "capture de l’État”, les irrégularités dans les marchés publics et les dérives dans la gestion des affaires publiques. La question de la souveraineté numérique figure également parmi les axes stratégiques retenus.
Le gouvernement entend par ailleurs renforcer les enquêtes patrimoniales et intensifier la lutte contre l’enrichissement illicite. La stratégie prévoit aussi des mécanismes de confiscation des biens dans certains cas, même sans condamnation préalable, ainsi que la création d’équipes conjointes entre les structures anticorruption pour traiter les dossiers à fort impact économique.
Les autorités misent également sur une meilleure coordination entre les institutions grâce à un partage rapide des informations, documents et statistiques, avec un accent particulier sur les poursuites économiques et financières.
À travers cette stratégie, Madagascar affirme vouloir instaurer une politique de "tolérance zéro” face à la corruption. Le gouvernement assure qu’aucun acte de corruption ne sera toléré et que toute infraction entraînera des sanctions immédiates.
Pour les autorités malgaches, cette offensive anticorruption doit devenir un levier de développement économique, de souveraineté nationale et de restauration de la confiance des citoyens envers les institutions publiques.