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Réformes économiques : l’Éthiopie obtient un nouveau soutien

Addis-Abeba, capitale de l'Éthiopie
Addis-Abeba, capitale de l'Éthiopie
05/06/2026 à 09:32 , Mis à jour le 05/06/2026

Le Fonds monétaire international (FMI) s’apprête à débloquer une nouvelle tranche de financement d’environ 468 millions de dollars en faveur de l’Éthiopie dans le cadre du cinquième examen de son programme au titre du mécanisme élargi de crédit (MEC).

Avec ce nouveau décaissement, le montant total de l’appui financier accordé par l’institution à Addis-Abeba atteindra près de 2,65 milliards de dollars depuis le lancement du programme.

Dans un communiqué, le FMI a salué les avancées réalisées par les autorités éthiopiennes dans la mise en œuvre de leurs réformes économiques. L’institution relève notamment une amélioration continue des principaux indicateurs macroéconomiques jusqu’au début de l’année 2026.

La production nationale, les exportations, les réserves de change ainsi que les recettes publiques ont enregistré une progression notable, tandis que l’inflation a poursuivi sa trajectoire baissière.

Le FMI souligne toutefois que le conflit au Moyen-Orient a représenté un choc externe important pour l’économie éthiopienne. Les perturbations du commerce international ont notamment provoqué des pénuries temporaires de carburant et une hausse marquée des prix des carburants et des engrais importés.

Malgré ce contexte difficile, l’économie éthiopienne a fait preuve de résilience, avec un impact limité sur la croissance et sur l’évolution des prix à la consommation. L’institution financière internationale estime néanmoins que les risques pesant sur les perspectives économiques du pays se sont renforcés.

Afin de préserver la stabilité macroéconomique, le FMI recommande le maintien d’une politique monétaire prudente et restrictive, destinée à contenir les pressions inflationnistes et à ancrer les anticipations de prix.

L’institution insiste également sur la nécessité de poursuivre les réformes structurelles afin de favoriser une croissance portée par le secteur privé, d’améliorer le climat des affaires, d’approfondir les réformes de marché et de renforcer la solidité du système financier.

L’accord technique conclu entre les deux parties doit désormais être soumis à l’approbation de la direction du FMI et de son Conseil d’administration dans les prochaines semaines.