La Banque africaine de développement (BAD) a approuvé un financement de plus de 103 millions d’euros destiné à renforcer l’accès à l’électricité en Côte d’Ivoire.
Cette enveloppe permettra de raccorder plus de 100.000 foyers au réseau national et d’améliorer la qualité du service électrique dans 18 régions du pays.
Ce financement s’inscrit dans le cadre de la deuxième phase du Projet de Renforcement des Ouvrages du Système Électrique et d’Accès à l’Électricité (PROSER II), un programme stratégique qui accompagne l’ambition ivoirienne d’atteindre l’accès universel à l’électricité d’ici 2030.
Le projet prévoit l’électrification de 244 localités rurales réparties à travers le pays, ainsi que l’extension, le renforcement et la réhabilitation des réseaux de distribution dans le Grand Abidjan, plusieurs villes de l’intérieur et douze chefs-lieux de département.
À terme, plus de 107.000 ménages seront raccordés au réseau électrique national. Le programme prévoit également l’installation de 74.010 lampadaires à technologie LED, contribuant à renforcer la sécurité publique, améliorer l’efficacité énergétique et réduire les émissions de gaz à effet de serre.
Pour Lamin Barrow, cette nouvelle phase constitue une étape majeure dans la modernisation du système électrique ivoirien. Selon lui, le projet permettra d’offrir aux populations une électricité plus fiable et de meilleure qualité, tout en stimulant le développement économique local et l’amélioration des conditions de vie des bénéficiaires.
Au-delà des infrastructures énergétiques, le PROSER II intègre une forte dimension sociale. Des actions spécifiques sont prévues pour favoriser l’employabilité des jeunes, renforcer l’autonomisation économique des femmes et consolider les capacités des institutions du secteur électrique en matière de planification, de mise en œuvre et de suivi des projets.
Cette nouvelle phase s’appuie sur les acquis du PROSER I, lancé en 2020 grâce à un financement de 62,35 millions d’euros de la BAD. Le programme a permis d’électrifier 1.509 localités, soit un résultat supérieur aux objectifs initiaux, de construire près de 10.000 kilomètres de lignes électriques et d’installer plus de 1.500 postes de transformation.
À l’achèvement du PROSER II, les autorités et leurs partenaires espèrent générer d’importantes retombées socio-économiques, renforcer la résilience du système énergétique national et accélérer la transition de la Côte d’Ivoire vers un modèle de développement à faible émission de carbone.