Le Liberia accélère sa transformation numérique avec un nouveau programme destiné à renforcer les compétences digitales de sa jeunesse.

Les autorités prévoient la création de 15 centres de compétences numériques à travers le pays afin d’offrir aux jeunes des outils, des formations et de nouvelles opportunités professionnelles dans un environnement économique de plus en plus tourné vers la technologie.

Un protocole d’accord a été signé le 25 juin entre l’Autorité des télécommunications du Liberia (LTA) et le ministère de la Jeunesse et des Sports pour lancer cette initiative. Dans le cadre de ce partenariat, chaque centre bénéficiera d’équipements informatiques, d’imprimantes, d’une connexion Internet haut débit via Starlink ainsi que d’un accès Internet financé pendant un an.

La LTA prendra également en charge un programme de formation de trois mois consacré aux compétences numériques. Environ 750 jeunes Libériens devraient être formés dans l’ensemble du pays afin de mieux répondre aux besoins d’un marché du travail en pleine mutation.

Cette initiative intervient après une première action menée en faveur des créateurs de contenus numériques. Une formation récente consacrée aux mécanismes de monétisation sur les plateformes Meta et TikTok avait réuni 150 participants issus de différents domaines du divertissement numérique.

Pour les autorités libériennes, le développement des compétences numériques représente un levier majeur pour favoriser l’emploi des jeunes et stimuler l’innovation. À l’échelle africaine, le numérique est de plus en plus considéré comme une réponse aux défis liés au chômage et au manque d’opportunités professionnelles.

Selon la Banque mondiale, près de 230 millions d’emplois en Afrique nécessiteront des compétences numériques d’ici 2030. Au Liberia, la Banque africaine de développement souligne toutefois que les statistiques officielles de l’emploi ne reflètent pas totalement la réalité, marquée par un fort sous-emploi et une importante présence du secteur informel, notamment chez les jeunes et les femmes.

La BAD estime que l’absence de formations professionnelles adaptées et d’opportunités économiques adaptées aux besoins de la jeunesse limite la capacité du pays à exploiter pleinement son potentiel humain. Avec ces 15 centres numériques, Monrovia entend donc renforcer l’inclusion digitale et préparer une nouvelle génération aux métiers de l’économie numérique.