Les incursions répétées d'animaux sauvages ont détruit près de 237 hectares de cultures vivrières dans la province de Tete, au nord-ouest du Mozambique, depuis le début de l'année, selon les autorités locales.
Au-delà des pertes agricoles, l'intensification des conflits entre les populations et la faune sauvage a fait onze morts au cours de la même période, rapporte la Radio nationale du Mozambique.
Le directeur du district de Cahora Bassa, Mendes Cardoso, a indiqué que les autorités provinciales ont rapidement mis en place des mesures d'urgence afin de limiter les pertes humaines et les dégâts matériels provoqués par la multiplication des incursions d'animaux dans les zones habitées.
Parmi les actions engagées figurent le renforcement des campagnes de sensibilisation destinées aux habitants vivant à proximité des réserves naturelles et des zones rurales. Ces initiatives visent à améliorer les comportements de prévention, à favoriser une cohabitation plus sûre avec la faune sauvage et à réduire les risques de confrontations avec les animaux.
Cette situation illustre les défis persistants auxquels le Mozambique est confronté en matière de cohabitation entre les communautés rurales et la faune sauvage, dans un contexte marqué par l'expansion des activités agricoles aux abords des habitats naturels.