L'Arabie saoudite et le Kenya ont franchi une nouvelle étape dans le renforcement de leurs relations économiques avec la signature de quatre accords de coopération destinés à stimuler les investissements, faciliter les échanges commerciaux et mieux protéger les travailleurs kényans employés dans le Royaume.

Ces accords ont été conclus à Riyad à l'issue de la première réunion du Comité de consultations politiques entre les deux pays, tenue du 3 au 5 juillet. La délégation kényane était conduite par le secrétaire aux Affaires étrangères, Musalia Mudavadi, tandis que la partie saoudienne était représentée par le ministre des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhan Al Saoud.

Les textes portent sur la promotion de l'investissement direct, la coopération douanière, le financement du commerce et des projets de développement à travers un partenariat entre la Banque saoudienne d'import-export (Saudi EXIM Bank) et la Kenya Development Corporation, ainsi que sur le recrutement et la protection des travailleurs kényans en Arabie saoudite.

Avec plus de 350.000 ressortissants kényans vivant dans le Royaume, la mobilité de la main-d'œuvre constitue un axe majeur de la coopération bilatérale. Nairobi souhaite renforcer les garanties offertes à ses travailleurs, tout en encourageant les investissements de sa diaspora dans des secteurs stratégiques tels que le logement, la santé, les énergies renouvelables et les technologies numériques.

Sur le plan économique, Riyad affiche un intérêt particulier pour les partenariats public-privé dans les infrastructures, la logistique et les énergies renouvelables. Le Kenya, de son côté, ambitionne d'élargir l'accès de ses produits à forte valeur ajoutée — notamment le thé, les fleurs, les fruits et les légumes frais — au marché saoudien.

Au-delà des enjeux bilatéraux, cette coopération s'inscrit dans la stratégie de l'Arabie saoudite visant à renforcer sa présence économique en Afrique. Grâce à sa position géographique et à son rôle central au sein de la Communauté d'Afrique de l'Est, le Kenya apparaît comme une plateforme privilégiée pour les ambitions régionales de Riyad.

Reste désormais à transformer ces accords en projets concrets. Leur succès dépendra de la capacité des deux pays à mobiliser les financements nécessaires et à concrétiser les investissements annoncés, condition essentielle pour faire de ce rapprochement un véritable levier de développement économique.