L'Ouganda a officiellement présenté la candidature de Olara Otunnu, 75 ans, au poste de secrétaire général des Nations unies. L'annonce, rendue publique le 25 juillet par l'ONU, fait de cet ancien haut responsable onusien le septième candidat déclaré et le deuxième Africain en lice, après l'ancien président sénégalais Macky Sall.
Dans sa présentation officielle, le gouvernement ougandais décrit Olara Otunnu comme « un éminent homme d'État et haut fonctionnaire international ». Fort de plus de quarante années d'expérience dans la diplomatie, il a occupé plusieurs fonctions de premier plan, de Kampala à New York.
Diplômé de la faculté de droit de Harvard, il a d'abord exercé au sein d'un grand cabinet d'avocats à New York avant de poursuivre une carrière universitaire en enseignant le droit dans une université de l'État de New York puis à l'Université américaine de Paris.
Entre 1980 et 1985, Olara Otunnu a représenté l'Ouganda auprès des Nations unies. Au cours de cette période, il préside notamment présidé le Conseil de sécurité en 1981 ainsi que la Commission des droits de l'homme entre 1982 et 1984.
Sa carrière internationale atteint son apogée sous le mandat de Kofi Annan, lorsqu'il est nommé secrétaire général adjoint de l'ONU et représentant spécial pour les enfants et les conflits armés. De retour sur la scène politique ougandaise, il occupe brièvement le poste de ministre des Affaires étrangères avant de se présenter à l'élection présidentielle de 2011 face au président Yoweri Museveni.
Olara Otunnu rejoint ainsi une liste de candidats composée notamment de Michelle Bachelet (Chili), María Fernanda Espinosa (Équateur), Rafael Grossi (Argentine), Rebeca Grynspan (Costa Rica), Carolyn Rodrigues-Birkett (Guyana) et Macky Sall (Sénégal), tous en lice pour succéder au secrétaire général sortant, António Guterres, dont le mandat s'achèvera le 31 décembre 2026.
Le processus de sélection débutera le 30 juillet avec un premier vote indicatif à bulletin secret des quinze membres du Conseil de sécurité. Plusieurs tours de scrutin pourront ensuite être organisés jusqu'à ce qu'un candidat obtienne au moins neuf voix, sans faire l'objet d'un veto de l'un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité. Le candidat retenu sera ensuite soumis à l'Assemblée générale pour sa nomination officielle.