Le Kenya poursuit le renforcement de son infrastructure numérique pour accompagner l’essor du cloud, de l’intelligence artificielle et des services numériques en Afrique de l’Est.

À Nairobi, le pays a inauguré lundi 7 septembre le centre de données NBO2 de Digital Realty, une infrastructure de 6,4 MW destinée notamment aux fournisseurs de cloud, aux entreprises, aux institutions financières et aux opérateurs télécoms.

Cette nouvelle installation vient compléter le centre NBO1 et porte à plus de 14 MW la capacité totale du campus de Digital Realty dans la capitale kényane.

NBO2 dispose par ailleurs d’un accès à plus de 100 réseaux, à deux points d’échange Internet ainsi qu’à un téléport satellite. Une connectivité qui doit faciliter l’interconnexion des entreprises et leur accès aux réseaux et services numériques aussi bien en Afrique de l’Est qu’à l’international.

Nairobi anticipe l’explosion des besoins liés à l’IA

L’arrivée de cette nouvelle infrastructure intervient dans un contexte de forte croissance des besoins en puissance informatique, portée notamment par le développement des applications d’intelligence artificielle et des services cloud.

Lors de la cérémonie d’inauguration, le secrétaire principal kényan chargé des TIC et de l’Économie numérique, John Tanui, a invité Digital Realty à poursuivre ses investissements et à envisager une nouvelle extension de ses capacités, avec pour objectif d’atteindre 20 MW.

«Les travaux se poursuivront dans l’espace politique pour positionner le Kenya comme une destination d’investissement attractive », a déclaré le responsable, mettant en avant les opportunités que cette économie numérique peut créer, notamment pour la jeunesse kényane.

Pour les autorités, le développement des infrastructures numériques constitue ainsi un levier pour attirer les investissements, développer les entreprises technologiques et créer de nouvelles opportunités économiques.

Deux data centers pour renforcer la continuité des activités 

Avec NBO2, Digital Realty entend proposer aux entreprises un environnement capable d’héberger leurs équipements et leurs données tout en les maintenant connectées aux principaux réseaux, fournisseurs de cloud et autres acteurs de l’écosystème numérique.

Les clients pourront également répartir leurs charges informatiques entre NBO1 et NBO2, deux installations distinctes.

Cette configuration doit contribuer à renforcer la résilience et la continuité des opérations en cas d’incident affectant l’un des sites.

Le Kenya veut s’imposer comme hub numérique régional

Le développement de NBO2 s’inscrit dans une stratégie plus large portée par Nairobi à travers sa Digital Superhighway, ou « autoroute numérique», qui combine extension de la connectivité, développement des infrastructures et multiplication des services numériques.

Le gouvernement cherche ainsi à positionner le Kenya comme une plateforme numérique régionale, capable de servir de point d’appui aux entreprises souhaitant accéder à plusieurs marchés d’Afrique de l’Est depuis Nairobi.

Dans cette stratégie, les data centers jouent un rôle central. Ils constituent un maillon essentiel de l’écosystème numérique, en reliant les câbles sous-marins, les réseaux terrestres, les points d’échange Internet et les services cloud.

Avec l’extension de ses capacités, Nairobi entend donc se préparer à une nouvelle phase de croissance numérique, portée par l’IA et le cloud, tout en renforçant son ambition de devenir l’un des principaux hubs technologiques d’Afrique de l’Est.