La Guinée se dote d’une nouvelle Politique nationale d’assainissement couvrant la période 2026-2040, avec l’ambition d’améliorer durablement la gestion des déchets solides et liquides et de renforcer la protection du cadre de vie.
La validation de ce document stratégique a été annoncée mercredi par le ministre de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures, Aboubacar Camara, à l’occasion d’une rencontre de concertation réunissant les différents partenaires et acteurs du secteur.
Cette nouvelle politique constitue désormais un cadre de référence pour les actions en matière d’assainissement, d’hygiène et de salubrité publique en Guinée. Elle s’inscrit dans la volonté des autorités de renforcer la gestion des déchets et d’apporter des réponses plus structurées aux défis liés à l’assainissement.
Selon le ministre Aboubacar Camara, cet instrument doit notamment permettre de mieux planifier, organiser et financer les interventions concernant les eaux usées, le drainage des eaux pluviales, la gestion des boues de vidange et la propreté urbaine.
«L’assainissement a longtemps été considéré comme une dépense, alors qu’il devrait être perçu comme un investissement », a-t-il déclaré, soulignant qu’un dollar investi dans l’assainissement permettrait, selon lui, d’économiser environ trois à quatre dollars.
La nouvelle politique entend également prendre en compte les préoccupations exprimées par les différents acteurs du secteur, à tous les niveaux.
L’objectif affiché est de traduire les orientations gouvernementales en actions concrètes susceptibles d’améliorer les conditions de vie des populations et la qualité de l’environnement urbain. Présente lors de la rencontre, la représentante de l’UNICEF en Guinée, Maddalena Bertolotti, a rappelé que les enjeux liés à l’assainissement dépassent largement la seule construction d’infrastructures.
«L’assainissement n’est pas seulement une question d’infrastructures, mais aussi une question de santé publique, de dignité humaine et de protection de l’environnement », a-t-elle souligné. Elle a également mis en avant les dimensions économiques et sociales de l’assainissement, notamment en matière d’égalité entre les filles et les garçons, ainsi que son rôle dans le renforcement de la résilience face aux changements climatiques.
À travers cette politique 2026-2040, la Guinée entend ainsi inscrire l’assainissement au cœur de plusieurs priorités nationales, allant de l’hygiène et de la santé publiques à la protection de l’environnement et à l’amélioration du cadre de vie, avec des répercussions attendues sur le développement socio-économique du pays.