24/09/2026 à 10:48
, Mis à jour le
24/09/2026
Le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a plaidé mercredi à New York pour un renforcement de la coopération entre les pays du Sud et une action collective plus ambitieuse face aux défis mondiaux.
Intervenant en marge de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, lors d’une réunion organisée à l’initiative du ministre indien des Affaires étrangères, Subrahmanyam Jaishankar, le chef de la diplomatie marocaine a mis en avant plusieurs initiatives portées par le Maroc en faveur du développement et de l’intégration du continent africain.
Bourita a notamment cité le Gazoduc Africain Atlantique, l’Initiative Atlantique destinée à faciliter l’accès des pays du Sahel à l’océan Atlantique, ainsi que l’Initiative Triple A, consacrée à l’adaptation de l’agriculture africaine aux effets du changement climatique.
Pour Nasser Bourita, les crises et défis actuels rendent nécessaire l’avènement d’un multilatéralisme « équitable et inclusif ». Il a également souligné que la coopération Sud-Sud constitue une nécessité face aux transformations internationales, tout en estimant que son potentiel demeure encore largement inexploité.
Afin de faire de cette coopération un véritable moteur de développement économique, Nasser Bourita a identifié trois axes prioritaires : renforcer la place des pays du Sud dans les mécanismes de gouvernance mondiale, stimuler les échanges à travers des mécanismes innovants et construire un agenda commun autour de dossiers stratégiques, notamment la sécurité alimentaire, l’intelligence artificielle, la transformation numérique et le climat.
Le ministre marocain a enfin appelé à une réforme profonde de l’architecture financière internationale ainsi que de l’Organisation des Nations Unies. L’objectif affiché est de rendre ces institutions plus représentatives des réalités contemporaines et de renforcer leur capacité à prévenir et gérer les crises mondiales.