Le Burkina Faso vient de franchir une nouvelle étape dans sa stratégie de valorisation de ses ressources minières. Le pays a inauguré sa première raffinerie d’or à Ouagadougou, une initiative présentée par les autorités comme un moyen de renforcer le contrôle national sur l’une des principales richesses du pays.

Lors de l’inauguration de l’installation, le président Ibrahim Traoré a affirmé que le Burkina Faso entendait désormais aller au-delà de l’exportation de matières premières pour développer localement les différentes étapes de leur transformation.

«Nous voulons raffiner tous nos métaux sur place… nous voulons avoir l’ensemble de la chaîne de valeur sur place », a-t-il déclaré lundi.

Avec cette nouvelle infrastructure, les autorités burkinabè ambitionnent de conserver davantage de valeur ajoutée dans le pays et de réduire sa dépendance vis-à-vis des installations de transformation situées à l’étranger.

Le Burkina Faso figure parmi les importants producteurs d’or du continent africain. Mais le secteur reste confronté à plusieurs défis, notamment l’essor de l’exploitation minière informelle et l’insécurité liée aux violences djihadistes, qui affectent une partie du territoire.

Pour le gouvernement, la raffinerie représente ainsi un instrument supplémentaire pour mieux encadrer la filière aurifère et accroître les retombées économiques de cette ressource stratégique.

À terme, Ouagadougou ambitionne également de faire du Burkina Faso un pôle régional de raffinage de l’or, en misant sur une transformation accrue des ressources minières directement sur le continent.