Les économies d’Afrique de l’Est devraient afficher des trajectoires contrastées en 2026 et 2027, entre fortes perspectives de croissance et pressions inflationnistes persistantes.

Selon les prévisions du Fonds monétaire international (FMI), publiées à l’occasion des Assemblées annuelles de l’institution et de la Banque mondiale à Bangkok, en Thaïlande, l’Ouganda devrait enregistrer la plus forte progression économique de la Communauté d’Afrique de l’Est en 2027.

Pour 2026, le FMI table sur une croissance de 10,5 % au Soudan du Sud, de 7,4 % au Rwanda et de 6,2 % en Ouganda. La République démocratique du Congo (RDC) devrait progresser de 5,2 %, devant le Kenya, attendu à 4,5 %, et le Burundi, à 3,6 %. La Somalie afficherait une croissance plus modeste de 2,3 %.

En 2027, l’économie ougandaise devrait accélérer nettement, avec une croissance projetée à 9,9 %, contre 6,2 % en 2026. Cette progression placerait le pays en tête des économies de la région, selon les projections du FMI.

Les perspectives restent toutefois marquées par d’importantes disparités sur le front des prix. En 2026, l’inflation devrait atteindre 27,6 % au Soudan du Sud, le niveau le plus élevé parmi les pays cités, contre 12,3 % au Rwanda et 10,5 % au Burundi. Elle serait plus modérée au Kenya, à 6 %, en RDC, à 4,3 %, et en Ouganda, à 4,2 %.

En Éthiopie, le FMI anticipe une croissance de 9,2 % en 2026, puis de 7,8 % en 2027. L’inflation devrait, pour sa part, ralentir à 11,7 % en 2026, contre 16 % en 2025.

À l’échelle de l’Afrique subsaharienne, la croissance économique devrait se maintenir à 4,5 % en 2026 et en 2027. Le FMI souligne néanmoins les écarts persistants entre les économies de la région, liés notamment aux marges de manœuvre des politiques économiques, à la volatilité des marchés des matières premières, aux chocs climatiques et aux conditions d’accès au financement extérieur.