En présentant ses engagements d’ambassadeur des États-Unis au Maroc devant la Commission des Affaires étrangères du Sénat américain, qui l’a auditionné mardi 29 juillet à Washington pour sa confirmation, Richard Duke Buchan III a salué le leadership de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et souligné l’importance stratégique du Royaume.
« Le Roi Mohammed VI est un leader respecté et un ami des États-Unis », a déclaré Richard Duke Buchan III devant les sénateurs. L’ancien président national des finances du Comité national républicain et ex-ambassadeur des États-Unis auprès du Royaume d’Espagne et de la Principauté d’Andorre a ajouté : « Le Maroc est un pilier de stabilité, et sa position stratégique est essentielle pour la sécurité nationale des États-Unis. »
Richard Duke Buchan III connaît bien le Maroc, où il se rend depuis plus de quarante ans. « C’est un pays magnifique, fascinant et stratégique. Je sais que notre équipe diplomatique au Maroc – composée d’Américains et de Marocains – est exceptionnelle. Si je suis confirmé, je me réjouis d’apprendre d’eux et de les diriger pour renforcer encore davantage notre relation bilatérale », a-t-il affirmé.
Le diplomate a rappelé que le Maroc est depuis longtemps un partenaire clé en matière de sécurité, accueillant le plus grand exercice militaire conjoint d’AFRICOM, African Lion, et jouant un rôle déterminant dans la lutte contre le terrorisme, notamment en Afrique. « Si je suis confirmé, je travaillerai à renforcer cette coopération sécuritaire historique face à nos défis communs », a-t-il promis.
Qualifiant le Maroc de « partenaire économique modèle », Richard Duke Buchan III a assuré qu’il mettra à profit son expérience dans les affaires et la finance internationales pour « accroître les opportunités pour les entreprises américaines dans tout le Royaume, où l’Amérique peut offrir des technologies de pointe pour soutenir les ambitions marocaines dans les secteurs des technologies, des transports, de l’agriculture et de l’énergie ».
L’ambassadeur désigné a également mis en avant les liens humains unissant les États-Unis et le Maroc, les qualifiant d’« historiques, profonds et porteurs de sens ». Il a rappelé que le Maroc est l’un des plus anciens partenaires des États-Unis : « Notre traité de paix et d’amitié remonte à 1786. Depuis près de 240 ans, notre relation bilatérale a renforcé la sécurité, la prospérité et la solidité de nos deux peuples. »
Conscient de l’importance de la question du Sahara pour le Maroc, Richard Duke Buchan III s’est aligné sur les récentes déclarations du sénateur Rubio, qui avait réaffirmé, le 8 avril, la reconnaissance par les États-Unis de la souveraineté marocaine sur son Sahara ainsi que leur soutien à la proposition d’autonomie présentée par le Maroc, qualifiée de « sérieuse, crédible et réaliste », et de « seule base possible pour une solution juste et durable au conflit ».
L’ambassadeur a fait sien l’appel du président Trump à engager sans délai des discussions sur la base de cette proposition afin de parvenir à une solution mutuellement acceptable : « Si je suis confirmé, je m’efforcerai de faciliter les avancées vers cet objectif. » Il a également affirmé qu’il travaillera avec les partenaires marocains à renforcer et à élargir les Accords d’Abraham.
Bio express Richard Duke Buchan III a récemment été président national des finances du Comité national républicain. De 2017 à 2021, il a été ambassadeur des États-Unis auprès du Royaume d’Espagne et de la Principauté d’Andorre.
Il est par ailleurs PDG de Hunter Global Investors L.P., société qu’il a fondée en 2001 à New York et dont le siège est désormais à Palm Beach, en Floride. Depuis plus de quarante ans, il a voyagé, vécu et/ou mené des affaires dans plus de cinquante pays, dont le Maroc. Il est aussi activement engagé dans des causes éducatives et philanthropiques.
Avant de créer Hunter, Buchan a été directeur général chez Maverick Capital, Ltd. à Dallas et à New York, ainsi que vice-président du groupe des institutions financières mondiales en banque d’investissement chez Merrill Lynch & Co. à New York.
Originaire de Caroline du Nord, il a grandi dans les fermes familiales qu’il continue de gérer dans cet État et à New York.
Diplômé en économie et en espagnol de l’Université de Caroline du Nord à Chapel Hill en 1985, il a obtenu un MBA à la Harvard Business School en 1991. Il a également étudié à l’Université de Valence, à l’Université de Séville ainsi qu’à l’école de langues CERAN à Spa, en Belgique.
Il parle couramment l’espagnol, s’exprime en français et possède une connaissance pratique du catalan, de l’italien et de l’allemand.
(Source : Sénat américain)