L’économie burkinabè a affiché une croissance de 5 % au cours de l’année écoulée, contre 4,8 % en 2024, selon les dernières données publiées par le Fonds monétaire international (FMI).

Cette progression est largement attribuée aux bonnes performances du secteur minier, soutenues notamment par la flambée des cours de l’or. Dans sa note de communication la plus récente, l’institution indique que le prix moyen de l’once s’est établi à 3 218 dollars en 2025, contre 2 387 dollars un an plus tôt. Les projections tablent sur un prix moyen de 3 472 dollars en 2026.

Portées par cette dynamique, les exportations ont bondi de 43,2 % en 2025. Cette évolution a permis un redressement significatif des comptes extérieurs : le solde courant est passé d’un déficit de 3,4 % du PIB en 2024 à un excédent de 1,1 % en 2025, selon le FMI.

Malgré ces indicateurs macroéconomiques en amélioration, le niveau de vie reste modeste. Le PIB nominal par habitant est estimé à 1 127 dollars en 2025, souligne l’institution.

Pour les années à venir, les perspectives demeurent favorables. Le FMI prévoit une croissance de 4,8 % en 2026 et anticipe une expansion annuelle comprise entre 4,5 % et 5 % jusqu’en 2028 pour l’économie burkinabè.