Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque mondiale a approuvé un nouveau Cadre de partenariat pays (CPP) de dix ans en faveur de l’Ouganda.

Élaborée en étroite collaboration avec les autorités ougandaises, cette stratégie vise à accélérer la transformation économique portée par le secteur privé et à créer davantage d’opportunités d’emploi.

Aligné sur la Vision 2040 et le quatrième Plan national de développement du pays, le programme repose sur quatre priorités majeures : le renforcement de la gouvernance économique, l’amélioration du capital humain, le développement des infrastructures et la promotion d’un secteur privé plus productif et inclusif.

Pour la période 2026-2030, des objectifs ambitieux ont été définis. Le CPP prévoit notamment de doubler l’accès à l’électricité afin de toucher 50 millions de personnes d’ici 2035, contre 25 millions actuellement. Il ambitionne également de fournir des services de santé et de nutrition de qualité à 22 millions de personnes, d’accompagner 10 millions d’élèves et d’étudiants grâce à un système éducatif plus performant et d’améliorer les infrastructures de transport au bénéfice de 20 millions d’habitants.

Sur le plan financier, le Groupe de la Banque mondiale envisage un programme indicatif de prêts d’environ 2 milliards de dollars par cycle triennal via l’Association internationale de développement (IDA), en complément d’un portefeuille actif estimé à 4 milliards de dollars.

Cette initiative intervient dans un contexte où l’économie ougandaise affiche une résilience notable. Selon le ministre des Finances, Henry Musasizi, la croissance économique a atteint 8,5 % au deuxième trimestre de l’exercice 2025-2026, contre 5,4 % un an auparavant, soutenue par une demande intérieure dynamique et des investissements productifs.

Malgré ces performances, le défi de l’emploi demeure considérable. Chaque année, près de 700 000 nouveaux actifs arrivent sur le marché du travail, tandis que l’économie ne génère qu’un peu plus de 200 000 emplois. Pour y faire face, le gouvernement a renforcé ses programmes de soutien à l’entrepreneuriat et à la formation professionnelle.

Le projet INVITE (Investment for Industrial Transformation and Employment), doté d’une enveloppe de 200 millions de dollars pour 2024-2025, s’inscrit dans cette stratégie en soutenant l’industrialisation, le développement des compétences et la création d’emplois durables.

Selon la Banque mondiale, ce nouveau cadre de partenariat doit permettre d’assurer la continuité des réformes structurelles, de renforcer les institutions et de maximiser l’impact des investissements sur le long terme, tout en conservant une flexibilité suffisante pour s’adapter à l’évolution des besoins du pays.