Les autorités marocaines ont intercepté, samedi 15 août, 111 candidats à la migration irrégulière à Fnideq et dans ses environs, dont 109 ressortissants de pays d’Afrique subsaharienne. Un important dispositif sécuritaire a permis d’empêcher toute tentative de passage collectif vers Sebta et Melilla.


Les opérations ont débuté dès les premières heures de la matinée dans le nord du Royaume, où les forces de l’ordre avaient renforcé leur présence face au risque de mouvements collectifs en direction des deux enclaves.

Selon une source sécuritaire, 111 candidats à la migration irrégulière ont été interceptés : 109 originaires d’Afrique subsaharienne et deux ressortissants marocains.

Le déploiement renforcé et coordonné des différentes composantes des forces de l’ordre a permis d’empêcher toute tentative de franchissement collectif, aussi bien aux abords de Sebta que de Melilla. La situation sécuritaire demeure « normale et sous contrôle », précise la même source.

Les réseaux sociaux sous surveillance

En parallèle des opérations menées sur le terrain, les services de la Sûreté nationale ont intensifié leur veille sur les réseaux sociaux, où des appels à la migration irrégulière et à des tentatives collectives de passage ont été détectés ces derniers jours.

Ces opérations préventives ont conduit à l’interpellation de 61 personnes soupçonnées d’être impliquées dans l’incitation et la diffusion, sur les réseaux sociaux, d’appels à la migration irrégulière.

Selon la source sécuritaire, cette surveillance numérique va se poursuivre afin d’identifier les personnes impliquées dans l’organisation ou la promotion de tels mouvements.

Une mobilisation sur deux fronts

Les autorités marocaines poursuivent ainsi une stratégie à deux niveaux : maintenir un dispositif sécuritaire renforcé sur le terrain afin d’empêcher les passages collectifs vers Sebta et Melilla, tout en agissant en amont contre les personnes soupçonnées d’organiser ou d’encourager ces mouvements sur les réseaux sociaux.

Cette mobilisation intervient alors que la pression migratoire demeure soutenue sur la route de la Méditerranée occidentale, le nord du Maroc constituant l’un des principaux points de transit vers les frontières terrestres avec Sebta et Melilla.